Centrales nucléaires nouvelle génération, de quoi s’agit-il ?

Marine Le Pen et Emmanuel Macron souhaitent relancer le nucléaire, grâce à des centrales nouvelle génération. Mais de quoi parle-t-on ?

Réchauffement climatique 🔥

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3

minutes de lecture

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3/5/2022

macron le pen

Pour réduire les émissions de CO2 en France et atteindre la neutralité carbone à horizon 2050, les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle 2022 proposent de moderniser l’industrie nucléaire. Pour cette raison, la construction de centrales nouvelle génération se trouve au cœur de leurs propositions. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Quels sont les avantages de ces fameuses constructions ? Toutes les réponses dans cet article. 👇

🔎 Qu'est-ce qu'une centrale nucléaire nouvelle génération ?

Tout savoir sur l’EPR 👀

Ce que l'on nomme les "centrales nucléaires nouvelle génération" - dites "évolutionnaires" - désigne en fait les réacteurs nucléaires de troisième génération. 

Surnommé EPR ("European Pressurized water Reactor", puis "Evolutionary Power Reactor"), ce type d’infrastructure utilise la fission nucléaire et l’eau sous pression pour atteindre une capacité de production de 1 600 mégawatts - soit 22 % d’électricité de plus qu’un réacteur traditionnel. 💡

Conçus et développés dans les années 1990, ces réacteurs EPR mettent à profit des technologies plus récentes, sûres et produisent moins de déchets. De fait, les réacteurs de troisième génération sont plus respectueux de l’environnement et plus compétitifs que leurs prédécesseurs.

🔎 Bon à savoir : il existe trois EPR en service dans le monde. Deux sont situés en Chine et un en Finlande. À ce jour, trois sont également en construction : un en France (celui de Flamanville) et deux au Royaume-Uni.

Une quatrième génération à l’étude 🧐

Malheureusement, le projet EPR français ne se déroule pas comme prévu. 

À date (et depuis 2007), la tranche 3 de la centrale nucléaire de Flamanville - située dans La Manche - est le seul EPR en construction en France

Toutefois, le chantier accumule les retards : il devait être terminé en 2012, mais son achèvement a finalement été reporté au premier trimestre 2023. En outre, il coûte quatre fois plus cher que le budget prévu à l’origine (12,7 milliards d’euros contre 3,3 milliards d’euros en 2007). 

De fait, ce projet est considéré comme un véritable « échec opérationnel » par la Cour des comptes

En raison de ces couacs à répétition, l’attention se focalise désormais sur les réacteurs de quatrième génération - actuellement à l’étude. 

Surnommés les EPR 2 (ou “EPR NM” pour “Nouveau Modèle”), ces centrales ne sont ni plus ni moins que des formats évolués des EPR. En bref, ce nouveau type de centrale conserve le fonctionnement de l’EPR initial, mais s’avère encore plus sécurisé, abordable et simple à construire.  

🚧 Quels sont les chantiers à venir ?

Considéré comme une énergie verte par la Taxonomie - car peu émetteur de CO2 - le nucléaire pourrait permettre de réduire la dépendance de la France aux pays producteurs de gaz (la Russie, notamment). 

Pour cette raison, les EPR ont vocation à progressivement remplacer les réacteurs installés dans les années 80, avant d’être eux-mêmes remplacés par des EPR 2. 

S’il est réélu, Emmanuel Macron souhaite relancer la filière nucléaire en France. Le 10 février 2022, à Belfort, le candidat a notamment fait part de sa volonté à construire six réacteurs EPR 2 d’ici 2050. À long terme, il en envisage huit supplémentaires. 

Dans l’hypothèse de sa réélection, le chantier de ces EPR 2 débuterait en 2028, pour une mise en service du premier réacteur espérée aux alentours de 2035.

De son côté, Marine Le Pen souhaite assurer la transition vers une économie décarbonée et autonome en matière d’énergie. Afin de produire une électricité décarbonée notamment, elle souhaite donc elle aussi relancer le nucléaire. 

Dans l’hypothèse de son élection, la candidate ambitionnerait de faire sortir de terre 20 nouvelles centrales. Baptisé "Plan Marie Curie", ce projet d’envergure serait composé de :

  • cinq paires d’EPR dont la mise en service s’échelonnerait entre 2031 et 2036 ;
  • cinq paires d’EPR 2 dont la livraison s’effectuerait en 2036. 

Par ailleurs, elle envisagerait de rouvrir la centrale de Fessenheim - laquelle a été fermée en 2020 par Emmanuel Macron (en raison de son exposition aux risques sismiques et d’inondation, non évalués au moment de sa construction dans les années 1970).

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Pour réduire les émissions de CO2 en France et atteindre la neutralité carbone à horizon 2050, les deux candidats au second tour de l’élection présidentielle 2022 proposent de moderniser l’industrie nucléaire. Pour cette raison, la construction de centrales nouvelle génération se trouve au cœur de leurs propositions. Mais de quoi s’agit-il exactement ? Quels sont les avantages de ces fameuses constructions ? Toutes les réponses dans cet article. 👇

🔎 Qu'est-ce qu'une centrale nucléaire nouvelle génération ?

Tout savoir sur l’EPR 👀

Ce que l'on nomme les "centrales nucléaires nouvelle génération" - dites "évolutionnaires" - désigne en fait les réacteurs nucléaires de troisième génération. 

Surnommé EPR ("European Pressurized water Reactor", puis "Evolutionary Power Reactor"), ce type d’infrastructure utilise la fission nucléaire et l’eau sous pression pour atteindre une capacité de production de 1 600 mégawatts - soit 22 % d’électricité de plus qu’un réacteur traditionnel. 💡

Conçus et développés dans les années 1990, ces réacteurs EPR mettent à profit des technologies plus récentes, sûres et produisent moins de déchets. De fait, les réacteurs de troisième génération sont plus respectueux de l’environnement et plus compétitifs que leurs prédécesseurs.

🔎 Bon à savoir : il existe trois EPR en service dans le monde. Deux sont situés en Chine et un en Finlande. À ce jour, trois sont également en construction : un en France (celui de Flamanville) et deux au Royaume-Uni.

Une quatrième génération à l’étude 🧐

Malheureusement, le projet EPR français ne se déroule pas comme prévu. 

À date (et depuis 2007), la tranche 3 de la centrale nucléaire de Flamanville - située dans La Manche - est le seul EPR en construction en France

Toutefois, le chantier accumule les retards : il devait être terminé en 2012, mais son achèvement a finalement été reporté au premier trimestre 2023. En outre, il coûte quatre fois plus cher que le budget prévu à l’origine (12,7 milliards d’euros contre 3,3 milliards d’euros en 2007). 

De fait, ce projet est considéré comme un véritable « échec opérationnel » par la Cour des comptes

En raison de ces couacs à répétition, l’attention se focalise désormais sur les réacteurs de quatrième génération - actuellement à l’étude. 

Surnommés les EPR 2 (ou “EPR NM” pour “Nouveau Modèle”), ces centrales ne sont ni plus ni moins que des formats évolués des EPR. En bref, ce nouveau type de centrale conserve le fonctionnement de l’EPR initial, mais s’avère encore plus sécurisé, abordable et simple à construire.  

🚧 Quels sont les chantiers à venir ?

Considéré comme une énergie verte par la Taxonomie - car peu émetteur de CO2 - le nucléaire pourrait permettre de réduire la dépendance de la France aux pays producteurs de gaz (la Russie, notamment). 

Pour cette raison, les EPR ont vocation à progressivement remplacer les réacteurs installés dans les années 80, avant d’être eux-mêmes remplacés par des EPR 2. 

S’il est réélu, Emmanuel Macron souhaite relancer la filière nucléaire en France. Le 10 février 2022, à Belfort, le candidat a notamment fait part de sa volonté à construire six réacteurs EPR 2 d’ici 2050. À long terme, il en envisage huit supplémentaires. 

Dans l’hypothèse de sa réélection, le chantier de ces EPR 2 débuterait en 2028, pour une mise en service du premier réacteur espérée aux alentours de 2035.

De son côté, Marine Le Pen souhaite assurer la transition vers une économie décarbonée et autonome en matière d’énergie. Afin de produire une électricité décarbonée notamment, elle souhaite donc elle aussi relancer le nucléaire. 

Dans l’hypothèse de son élection, la candidate ambitionnerait de faire sortir de terre 20 nouvelles centrales. Baptisé "Plan Marie Curie", ce projet d’envergure serait composé de :

  • cinq paires d’EPR dont la mise en service s’échelonnerait entre 2031 et 2036 ;
  • cinq paires d’EPR 2 dont la livraison s’effectuerait en 2036. 

Par ailleurs, elle envisagerait de rouvrir la centrale de Fessenheim - laquelle a été fermée en 2020 par Emmanuel Macron (en raison de son exposition aux risques sismiques et d’inondation, non évalués au moment de sa construction dans les années 1970).

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