
Empreinte carbone : calcul et solutions de réduction
Pour calculer une empreinte carbone, exprimée en kilogrammes de CO₂ équivalent (kg CO₂e), il suffit de multiplier les données d'activité par les facteurs d'émission correspondants.


Par Anaïs Badillo, Copywriter spécialisée sur les thématiques liées à l’environnement, le 29/10/2026


Une démarche RSE est l'approche qu'une entreprise adopte pour identifier ses impacts sociaux, environnementaux et économiques, établir ses priorités et évaluer ses performances au fil du temps. Pour mettre en place une démarche RSE, il faut établi un diagnostic, suivi d'une consultation de ses parties prenantes, de la priorisation des enjeux, puis de la mise en œuvre d'un plan d'action piloté par des indicateurs.
Baromètre national RSE & Egalité des chances
MEDEF & Verian, 2025
Une démarche RSE (responsabilité sociétale des entreprises) se définit comme toutes les actions qu'une entreprise entreprend pour gérer ses impacts sur la société et l'environnement, dépassant ainsi ses simples obligations légales. Elle se base sur un diagnostic, un plan d'action quantifié et des priorités partagées avec les parties prenantes, avec un suivi régulier des résultats.
Aucune approche spécifique de la RSE n'est standardisée : une petite et moyenne entreprise industrielle ne se focalisera pas sur les mêmes problématiques qu'une société de services ou un groupe coté en bourse. La taille, le secteur, le territoire et les attentes des clients déterminent les sujets à traiter en premier. La Commission européenne définit la RSE comme « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu'elles exercent sur la société » (source : Communication COM(2011) 681, EUR-Lex).
Pour se lancer, le ministère de l'Économie oriente les entreprises vers les chambres de commerce et d'industrie et vers le portail RSE de l'État, un outil public et gratuit qui aide à identifier ses obligations et à préparer son reporting extra-financier.
Une démarche RSE ne se limite pas à l’environnement : elle couvre l’ensemble des effets de l’entreprise sur la société, regroupés en trois piliers. Une démarche RSE agit donc sur trois piliers :
Ces trois piliers sont en réalité identiques aux piliers du développement durable. Une notion plus généraliste, dont on pourrait dire qu'elle a inspiré le concept spécifique de la RSE (qui s'applique aux entreprises, là où le développement durable s'applique à la société dans son ensemble). Pour en savoir plus à ce sujet, consultez notre guide dédié aux piliers du développement durable.
Une démarche RSE répond d’abord aux attentes des clients, qui demandent de plus en plus de preuves concrètes à leurs fournisseurs. Elle fédère aussi les équipes : 61 % des salariés du privé estiment que leur entreprise a un impact positif sur la société (source : baromètre MEDEF/Verian, 2025). Enfin, des engagements appuyés sur des résultats chiffrés protègent l’entreprise du greenwashing.
Si aucune loi n’impose une démarche RSE à toutes les entreprises, les plus grandes sont néanmoins tenues d’en formaliser certains aspects : analyse de double matérialité, indicateurs et rapport de durabilité.
En France, la loi PACTE de 2019 impose à toutes les sociétés d’être gérées « en prenant en considération les enjeux sociaux et environnementaux de leur activité » (article 1833 du Code civil). Néanmoins, ce principe ne prescrit ni rapport ni plan d’action : il oblige les dirigeants à intégrer ces enjeux dans leurs décisions.
Mais plus l'entreprise est grande, plus les obligations de reporting RSE tendent à se généraliser. Les plus grandes entreprises (plus de 1 000 salariés et 450 millions d'euros de chiffre d’affaires) sont soumises à la CSRD, une directive européenne qui les oblige à publier chaque année un rapport sur leurs impacts environnementaux et sociaux.
Une PME qui a déjà structuré sa démarche RSE dispose de ces informations et répond sans difficulté. Pour s’organiser, elle peut s’appuyer sur la VSME, une norme volontaire publiée par la Commission européenne en 2026, qui indique quelles informations suivre et comment les présenter.
Une démarche RSE se construit par étapes, chacune nourrissant la suivante : le diagnostic révèle les enjeux, les parties prenantes aident à les hiérarchiser, et cette hiérarchie fixe le contenu du plan d'action. Les actions viennent ensuite, avec des objectifs chiffrés et des indicateurs suivis dans le temps.
On élabore une stratégie de RSE en suivant 7 étapes. En premier lieu, la direction prend des mesures en désignant un chef de projet et en établissant un budget. Par la suite, un diagnostic RSE établit une évaluation de la situation actuelle, ensuite, la consultation avec les parties concernées et l'étude de la double matérialité mettent en évidence les enjeux majeurs. Ces priorités se traduisent par un plan d'action daté, porté par des équipes formées et supervisé grâce à des indicateurs publiés chaque année.
Voici en détail les 7 étapes nécessaires pour sacraliser votre démarche RSE :
Sans mandat de la direction, une démarche RSE reste un projet de communication. La direction désigne un sponsor en son sein, nomme un pilote (responsable RSE ou chef de projet) et fixe un budget. Le pilote réunit ensuite un comité RSE avec des représentants des principales fonctions (achats, ressources humaines, production, finance), qui porteront la démarche dans leurs équipes.
Baromètre national RSE & Egalité des chances
MEDEF, Verian, 2025
Le diagnostic RSE répond à une question simple : où en est l’entreprise aujourd’hui ? Il se mène en trois temps, en quelques semaines.
Chaque question reçoit ensuite une note de maturité de 0 à 3 : 0 = rien n’est fait, 1 = actions ponctuelles, 2 = démarche organisée, 3 = démarche pilotée avec des indicateurs suivis.
Ce travail, souvent appelé audit RSE, évite de lancer des actions sur des sujets secondaires et fournit le point de départ qui servira à mesurer les progrès.
Les acteurs concernés par les activités d'une entreprise, pouvant être influencés ou en subir les effets, sont appelés les parties prenantes.
Une démarche RSE engage l’entreprise vis-à-vis de ceux que son activité touche. Les parties prenantes sont les acteurs qui subissent les effets de ses décisions ou peuvent les influencer, en interne (salariés, dirigeants, représentants du personnel) comme en externe (clients, fournisseurs, banques, collectivités locales, associations).
Les consulter évite de construire une démarche RSE sur les seules intuitions de la direction, et c’est l’un des 7 principes de l’ISO 26000.
Il est donc essentiel, dans le cadre d'une démarche RSE, de réaliser :
Le livrable est une cartographie des parties prenantes et une synthèse de leurs attentes. Croisée avec le diagnostic de l’étape 2, elle permet de hiérarchiser les enjeux à l’étape 4. Pour aller plus loin, consultez notre guide pour cartographier ses parties prenantes.
Une entreprise ne peut pas agir sur tous les sujets à la fois : elle doit hiérarchiser. Pour cela, elle place chaque enjeu repéré aux étapes 2 et 3 sur une matrice à deux axes.
La matrice de matérialité classique croise l’importance de chaque enjeu pour les parties prenantes, tirée des consultations de l’étape 3, et son importance pour la stratégie de l’entreprise. La double matérialité reprend le même principe, mais change les deux axes :
Pour la méthode pas à pas, consultez notre guide pour réaliser une matrice de matérialité.
La feuille de route fixe le cap sur plusieurs années. Le plan d’action la décline en tâches concrètes pour les douze prochains mois.
Pour ancrer votre démarche RSE dans le concret, vous pouvez :
En résumé, pour chaque enjeu, le plan d'action RSE précise un objectif chiffré, les actions prévues, un responsable, un budget et une échéance. Le livrable est une feuille de route validée par la direction, avec un plan d’action détaillé pour l’année en cours.
Une démarche RSE oblige souvent à revoir des pratiques bien installées, ce qui ne se fait pas sans la participation active des équipes. La sensibilisation et la formation internes sont d'ailleurs les actions RSE que les salariés citent le plus parmi celles mises en place ou prévues par leur entreprise (32 %, baromètre MEDEF/Verian 2025). Ateliers, modules en ligne ou formations dédiées : chaque équipe doit savoir ce que la démarche change dans son métier.
Une démarche RSE se pilote avec des indicateurs suivis à intervalles réguliers. Chaque année, le rapport RSE consolide ces résultats.
La communication suit un ordre précis, car les équipes doivent être informées et associées avant toute prise de parole externe. Pour construire votre plan, consultez notre guide pour mettre en place sa communication RSE. Enfin, le rapport annuel n'est pas le seul support : le site de l'entreprise, les réseaux sociaux et les échanges commerciaux permettent aussi de rendre compte des progrès.
Piloter une démarche RSE suppose de suivre des indicateurs pour chacun des trois piliers présentés plus haut. Quelques exemples :
À l'extérieur, la performance RSE est souvent évaluée au moyen des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), en particulier par les investisseurs. Pour aller plus loin, lisez notre article complet sur les critères ESG.
Il n’existe pas de démarche RSE universelle : chaque entreprise part de ses propres impacts.
Un parc de loisirs qui accueille des millions de visiteurs agit d’abord sur l’énergie, une banque en ligne, qui n’a ni usine ni magasin, travaille surtout sur ses équipes et l’usage de son argent. Une marque de mode, elle, concentre ses efforts sur ses matières premières et la durée de vie de ses produits.
Alors, découvrez comment trois entreprises concrétisent ces priorités au quotidien à travers leur démarche RSE :
| Entreprise | Engagements RSE |
|---|---|
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Disneyland Paris
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Philanthropie : programme Disney VoluntEARS.
Environnement : efficacité énergétique, économie circulaire et réduction des déchets. Diversité et inclusion : promotion de la diversité et de l’inclusion. Bien-être : promotion d’un mode de vie équilibré auprès des visiteurs. |
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Shine
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Environnement : réduction de l’empreinte carbone et organisation de la Fresque du Climat pour les équipes et les clients.
Social : égalité femmes-hommes, publication des grilles de salaire et télétravail total. Engagements externes : certification B Corp et adhésion à 1 % for the Planet. |
|
Ysé
|
Pacte climat et biodiversité : traçabilité et utilisation de matières responsables.
Pacte durabilité et circularité : seconde vie et réparabilité des produits. Pacte social et sociétal : soutien à l’association Rêv’elles. |
Le pilier environnemental est souvent le plus exigeant d'une démarche RSE, car il repose sur des données d'émissions fiables, du diagnostic jusqu'au reporting.
Pour vous accompagner dans votre démarche environnemental, Greenly intervient à plusieurs étapes de ce processus :

Plus de 4 000 entreprises, dans plus de 30 pays, pilotent déjà leur démarche RSE avec Greenly, pourquoi pas vous ? Découvrez la plateforme Greenly pour structurer le volet climat de la vôtre !
Toutes les entreprises peuvent engager une démarche RSE, quels que soient leur taille et leur secteur, TPE comprises. Seule l'ampleur change : une petite structure commence par quelques enjeux prioritaires, quand un grand groupe déploie un dispositif complet. Le portail RSE de l'État aide chaque entreprise à identifier les obligations qui la concernent.
L'ISO met à disposition une brochure gratuite, « Découvrir ISO 26000 », qui présente les principes et les questions centrales de la norme. Le portail RSE de l'État propose aussi des ressources pour identifier ses obligations et préparer son reporting. Ces documents complètent la méthode en 7 étapes présentée dans cet article.
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