Ecotourisme : le guide en 5 étapes pour un tourisme responsable !

Comment partir en vacances en limitant son impact sur l’environnement ? Greenly vous explique comment voyager de manière éthique avec l’ecotourisme.

Empreinte carbone 💭

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4/8/2021

Sommaire

Depuis la pandémie de Covid-19, le tourisme écoresponsable et local prend de l’ampleur. Incités à rester dans l’Hexagone, les Français participent sans le savoir à l’ecotourisme. Nous avons de la chance, la France possède une diversité de paysages incroyables et dépaysants. Mer, montagne, forêt, nous avons le choix ! 

Une marmotte dans les Alpes


Mais ce tourisme écologique est un véritable mode de vie qui prône le respect des populations locales et la préservation de la biodiversité. Laissez-nous éclairer votre lanterne et pourquoi pas, vous convaincre !

L’ecotourisme, c’est quoi ? 

Totalement opposé au tourisme de masse, l’ecotourisme est le fait de voyager tout en prenant l’impact environnemental en considération. De quoi s’agit-il exactement ?

Ecotourisme, définition 

L’ecotourisme est le fait de visiter des destinations dans le respect de l’environnement tout en ayant un impact positif sur les populations locales. Cela passe par des visites en petits groupes dans des lieux naturels délaissés par le tourisme de masse, séjourner chez l’habitant ou dans des hébergements responsables et privilégier les transports propres.


Cette manière de voyager permet de se rapprocher de la nature, de la culture locale, de l’humain et de découvrir des lieux insoupçonnés qui valent pourtant le coup d'œil. Contrairement au tourisme habituel, il convient ici de s’éduquer tout en limitant l’impact négatif du séjour (notamment les émissions de gaz à effet de serre). Pour aller plus loin, Ella Travels nous parle des effets néfastes du tourisme de masse, comme la dénaturalisation des paysages !

Partir en expédition est le meilleur moyen de s’ouvrir aux autres, alors pourquoi rester dans des hôtels polluants et s’éloigner des locaux ?

Ecotourisme, exemples 

Vous souhaitez vous lancer dans l’ecotourisme ? Plusieurs agences de voyages engagées ont vu le jour ces dernières années à l’image de Chilowé, le référent dans le domaine de la microaventure (pas de panique, nous vous expliquons ce terme plus bas).

un hobbit du Seigneur des anneaux cours


We Go GreenR propose quant à lui un tourisme éthique et écoresponsable grâce à des hébergements engagés, des activités responsables et des territoires préservés à découvrir.

Vous souhaitez devenir un acteur engagé du tourisme d’aventure ? Dirigez-vous vers Explora Project qui propose des expéditions sportives et écologiques. 

Pourquoi pratiquer l’ecotourisme ? 

Chacune de nos actions a des conséquences négatives sur l’environnement. Choisir l’ecotourisme permet de limiter l’impact des vacances tout en voyageant autrement.

L’ecotourisme pour réduire son empreinte carbone 

Le secteur du tourisme est largement impliqué dans le changement climatique puisqu’il produit 8 % des émissions de gaz à effet de serre. Selon une étude de l’ADEME sur les émissions du tourisme en 2018 (pré-crise Covid-19), le secteur est à l’origine de 118 millions de tonnes de CO2.

En cause, le transport pour les longs voyages qui représente 77 % des émissions dont 40 % uniquement pour le transport aérien. L’hébergement joue également un rôle dans ce désastre. L’hébergement touristique en France représente 8,5 MtCO2e d’émissions.


Le tourisme de masse contribue ainsi à une consommation abusive et à la destruction de la biodiversité, à l’image de l’île de Boracay aux Philippines. Surnommée « l’île poubelle », cette destination touristique a dû fermer ses portes aux voyageurs du monde entier pour lutter contre les ravages environnementaux.

C’est pourquoi l'ecotourisme est la solution pour préserver l’équilibre des lieux en limitant ses émissions carbone. Cette pratique prône les transports doux, des hébergements responsables et un meilleur choix des activités touristiques sur place.

Pour les personnes souhaitant tout de même aller à l’autre bout du monde, des solutions existent afin de compenser les émissions de gaz à effet de serre causées par le transport. Il est ainsi possible de faire un don à une association ou de participer à un projet écologique en optant pour l’écovolontariat. Attention tout de fois à garder en tête qu’une émission compensée n’est pas une émission évitée ! 

un homme pleurs

Encourager l’économie locale et les agences de voyages engagées 

Que vous voyagiez sur votre propre territoire ou dans un autre pays, veillez à encourager l’économie locale. Cette initiative est d’autant plus importante en cette période de crise. 

Cet effort s’effectue également dans le choix de petits hébergeurs, d’activités organisées par les acteurs du territoire (musées par exemple) et de souvenirs provenant directement des artisans. En définitive, l’argent dépensé doit servir aux habitants ou aux petits commerces. 

Pour vous aider dans la planification de votre voyage, faites appel à des professionnels impliqués dans le tourisme responsable grâce à la mise en place d’une stratégie RSE. Il peut aussi bien s’agir d’agences de voyages, de complexes hôteliers ou des guides touristiques qui vous accompagneront sur place. 

I can't do it alone

N’hésitez pas non plus à jeter un œil du côté des forums de voyageurs sur le net pour vous aider à faire les meilleurs choix ! 

L’ecotourisme pour partir à l’aventure près de chez soi 

L’aventure se trouve à chaque coin de rue ! C’est sur cette affirmation que repose le concept de microaventure popularisé par l’aventurier Alastair Humphreys. Ce tourisme de proximité permet de redécouvrir son pays, sa région et même sa ville avec un nouveau regard. 

Une microaventure est un voyage :

  • De courte durée (2-3 jours maximum) ;
  • Proche de chez soi (accessible en transports en commun ou en vélo) ;
  • Avec une préparation rapide et accessible (sans équipement particulier) ;
  • Responsable.

Les expéditions sont partout ! Choisissez des activités que vous n’avez pas l’habitude de faire. Il peut s’agir d’une balade en vélo, d’une nuit à la belle étoile, d’une sortie en kayak ou d’une randonnée. Vivre des expériences inédites qui permettent de se déconnecter du quotidien particulièrement chargé et angoissant par les temps qui courent.

deux hommes dans une tente subissent une tempête


Le tourisme local permet d’assouvir facilement ses envies d’évasion avec des plaisirs simples, se rapprocher de la nature en profitant des grands espaces et faire des économies. 

L’ecotourisme : les étapes pour réussir son voyage 

Avant de se lancer dans l’ecotourisme, il est nécessaire de se renseigner en amont de votre départ. Voici les 5 étapes à prendre en compte pour organiser un voyage responsable.

1. Planifier son voyage écoresponsable

Avant toute chose : où souhaitez-vous partir ? Il s’agit tout de même de vos vacances, autant vous détendre dans un lieu qui vous plaît ! Microaventure ou voyage à l’autre bout du monde ? Et quand ? Privilégiez une période de l’année autre que les vacances d’hiver et d’été pour éviter la foule.



Suite à ce choix décisif, vous aurez quelques devoirs à faire :

  • Apprendre les bases de la langue si vous partez à l’étranger pour converser avec les locaux ;
  • Vous informer sur les habitants et sur leur mode de vie afin de vous intégrer en toute facilité (ne pas oublier la religion et les cultes locaux) ;
  • Vous renseigner sur le patrimoine et l’environnement ;
  • Connaître les labels : le label ATR qui certifie l’engagement d’un service pour le tourisme vert ou le label Bienvenue à la ferme qui prône une agriculture durable.

Vient ensuite le choix de l’hébergement responsable et authentique (voire insolite) pour vivre une aventure inoubliable et respectueuse de l’environnement. Fiez-vous à l’écolabel européen, à La clef verte qui garantit un hébergement responsable (au niveau de l’environnement comme socialement) ou dirigez-vous vers les villages Chouette Nature ou Gîte Panda. Maîtrise des consommations, produits issus du commerce équitable ou des escapades en lien avec la nature sont à votre disposition. Renseignez-vous bien et prenez garde à certains établissements qui maîtrisent le greenwashing à la perfection !

un t


Lorsque la date de départ approche, il ne reste plus qu’à préparer les valises ! Quels types d’activités avez-vous prévu de faire ? N’emportez que l’essentiel et le matériel spécifique en fonction de vos choix, mais également du climat (carte, matériel de randonnée, de plongée, trousse de secours, bonnes chaussures, etc.). N’oubliez pas de laisser de la place pour les souvenirs locaux ou écoconçus !

2. Choisir des transports non polluants avec l’ecotourisme

Pour une question de rapidité, les voyages s’effectuent majoritairement en voiture, ou en avion. De son côté, l’ecotourisme privilégie les transports doux à l’image du train ou du bus qui permettent de transporter plusieurs personnes à la fois. 

Malgré tout, l’empreinte carbone de la voiture peut être minimisée grâce au covoiturage. En cas de courts trajets, ressortez votre vélo !

un homme fait du vélo avec son chien

3. Adopter un comportement écoresponsable 

L’éco-voyageur laisse sa curiosité et son envie de découvrir de nouvelles choses le guider. Goûtez les plats locaux, discutez avec la population et respectez la biodiversité. Par cela, il convient de limiter le gaspillage des ressources naturelles. 

Emportez vos bonnes habitudes avec vous : 

  • Ramassez vos déchets (malheureusement, les décharges sauvages se multiplient) ;
  • Économisez l’eau dès que possible ;
  • Respecter la faune et la flore : ne cueillez pas n’importe quelle fleur ;
  • Restez sur les chemins autorisés (notamment pour ne pas abîmer la faune et la flore sur votre passage) ; 
  • N’abusez pas de la clim ou du chauffage.


L’objectif de l’ecotourisme est de s’immerger dans une nouvelle culture ou prendre un grand bol d’air sans laisser la moindre trace de votre passage.

L'indispensable de tout vacancier écoresponsable qui se respecte ? La gourde ! On s'hydrate tout en évitant les bouteilles en plastique. La référence en la matière, c'est la gourde filtrante HumaGreen, parfaite pour les plus aventuriers d'entre-vous.

4. Veiller à sa consommation 

La question de l’alimentation doit être prise en compte. Comme nous l’avons vu, l’ecotourisme prend l’économie locale en considération. Ainsi, privilégiez les restaurants locaux et les marchés au lieu des grandes chaînes polluantes que l’on trouve à la maison (McDonald’s, Subway ou Burger King pour ne citer qu’eux). En plus de consommer écoresponsable, vous passerez un merveilleux moment autour d’un repas fait maison !

des gens sont heureux devant de la nourriture


Afin de garder un souvenir du voyage, oubliez les fameux portes-clés et magnets attrape-touristes. Revenez avec un objet artisanal, local et unique dont l’histoire est beaucoup plus riche qu’un objet en plastique. Afin d’éviter la surconsommation de souvenirs inutiles, utilisez la méthode BISOU :

  • Besoin : ai-je vraiment besoin de cet article ?
  • Immédiat : en ai-je besoin maintenant ?
  • Semblable : ai-je quelque chose de similaire chez moi ?
  • Origine : quelle est l’origine du produit ?
  • Utile : va-t-il réellement me servir ou va-t-il terminer dans la cave ?

La consommation sur place prend également en compte le choix des activités. C’est le moment de tester de nouvelles choses tout en limitant la pollution. Quelques exemples : choisir le paddle plutôt que le jet ski, opter pour une descente en kayak plutôt qu’un vol en hélicoptère et délaisser la voiture pour les transports doux ou une randonnée.

un kayak

5. Prendre son temps avec le slow tourisme 

Le besoin de se reconnecter à la nature et parfois à soi-même se fait de plus en plus fort ces dernières années. Alors que la société fonctionne à un rythme démentiel, le slow tourisme est une invitation à la détente, à l’observation et au minimalisme.


Reprenez la maîtrise de votre temps, laissez-vous porter par vos pérégrinations, prêtez attention aux petits détails qui échappent aux touristes « classiques », savourez l’instant présent, le tout sans planifier votre voyage. C’est le meilleur moyen de créer un séjour unique qui marquera votre vie.

Par ailleurs, le slow tourisme favorise un mode de vie idéal pour réduire vos émissions carbone (préférer les longs trajets et la marche par exemple).

une femme danse


L’ecotourisme n’a désormais plus de secrets pour vous ! Avant de vous lancer dans l’aventure, n’hésitez pas à calculer l’empreinte carbone de vos vacances grâce à l’application gratuite Greenly. Vous saurez ainsi où faire des efforts pour améliorer votre empreinte et être attentif au monde et à ses habitants.

Ce que vous avez lu vous a plu ? Dans la même thématique, découvrez notre article sur l’impact carbone des stations de ski

Sources : ecovoyageurs / tourisme responsable / Guide wanderlust / Oiseau rose / Ça m'intéresse 


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Écrit par
Ines Gendre

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