GIEC 2022 : 5 questions pour comprendre le Chapitre 5

Tout un chacun peut, en tant qu'individu, lutter contre le changement climatique. Voici 5 questions qui vous aideront à comprendre comment.

Réchauffement climatique 🔥

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1/6/2022

paquerette

Sommaire

Aujourd’hui, nous abordons un sujet qui nous tient particulièrement à cœur chez Greenly. 🍀 Et c’est pas des salades, croyez-nous. La problématique est la suivante : que pouvons-nous tous faire, en tant qu’individus, pour lutter contre le changement climatique ? Aïe, aïe, aïe. Nous vous voyons déjà lever les yeux au ciel… Ne vous inquiétez pas, on sait. 😉 On sait que faute de changements structurels, industriels et politiques majeurs (la liste n’est pas exhaustive, d’ailleurs), nous resterons a priori dans la panade. MAIS le fait est que l’impact et la contribution des individus en tant que tels au réchauffement climatique est réel. Pour cette raison, si nous voulons avoir une chance de nous sortir de ladite panade, nous devons accepter de mettre la main à la pâte et de contribuer à l’effort collectif, y compris en tant qu’individu. Vous en êtes ? Alors vous êtes les meilleurs ! 👊 Aujourd’hui, nous nous penchons sur le Chapitre 5 du dernier rapport du GIEC. Que nous dit-il à ce sujet ? Voici 5 questions pour vous aider à l’appréhender simplement.

👉 Vous les avez manqués ? N’hésitez pas à consulter nos résumés des précédents chapitres : chapitre 1, chapitre 2, chapitre 3 et chapitre 4.

📉 Le seul fait de réguler notre demande peut-il contribuer à réduire nos émissions de CO2 de façon significative? 

Oui, sans aucun doute. Quelle que soit la façon dont on procède d’ailleurs : que l’on choisisse de modérer notre demande de produits et/ou de services, ou de trouver de nouvelles façons - plus écologiques - de les produire et de les fournir, cela fonctionne.

Il s’agirait en fait d’éviter, de changer ou d’améliorer notre demande de produits et/ou de services. Traduction : consommez moins, mais mieux

En outre, des changements rapides et profonds de cette nature faciliteraient grandement la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre à court et moyen terme. Indépendamment du secteur d’activité concerné d’ailleurs.

Concrètement, si nous voulons diminuer rapidement nos émissions de CO2 - rappelons tout de même qu’il ne nous reste que trois ans pour enrayer la dynamique - le fait de modérer notre demande constitue sans nul doute l’un de nos meilleurs leviers.

Un chiffre ? Le potentiel de réduction de ces stratégies axées sur la demande (tous secteurs confondus) est de 40 à 70 % d’ici 2050. 5.7 GtCO2eq pour la construction et l’usage des bâtiments, 8 GtCO2eq pour le domaine de l’alimentation, 6.5 GtCO2eq pour les transports, and 5.2 GtCO2eq pour l’industrie. 

La force de ces stratégies ? Elles incarnent des opportunités socio-culturelles, infrastructurelles, technologiques… Bref ! Tout le monde peut les saisir.

👉 À noter : le plus grand « potentiel d’évitement » proviendrait de la réduction de l’aviation long-courrier et de la fourniture d’infrastructures de transport urbain bas-carbone. Le plus grand « potentiel de changement » correspondrait à la modification de notre régime alimentaire. Et le meilleur « potentiel d’amélioration » serait axé sur le secteur du bâtiment. 

❓ Est-ce que le maintien d’un niveau de vie décent est compatible avec la lutte contre le changement climatique ? 

Oui. 😃 Ce que l’on appelle le niveau de vie décent - c’est-à-dire les conditions matérielles nécessaires au bien-être humain - est compatible avec l’instauration de modèles économiques pour lesquels la demande serait moindre.

En outre, le rapport du GIEC souligne que ce “niveau de vie décent” s’inscrit dans plusieurs des 17 Objectifs de développement durable (ODD) (ou Sustainable Development Goals (SDGs) en anglais) définis par les Nations Unies.

Plus spécifiquement encore, fournir de meilleurs services avec moins d’énergie serait tout à fait compatible avec l’ambition d’assurer le bien-être de l’ensemble des populations, indépendamment de leur localisation géographique.

Cependant, il est important de garder à l’esprit que les types d’énergies servant actuellement à répondre à nos besoins - nutrition, santé, etc. - varient en fonction des contextes locaux, des cultures, de la géographie des différents pays, des technologies disponibles, mais aussi des préférences nationales. 

Pour faire court : les conséquences des changements opérés en matière d’énergie ne sont pas comparables d’un pays à l’autre. En toute logique, la transition vers un modèle plus durable ne sera pas la même pour tout le monde.

« À court terme, les pays les moins développés et les populations les plus pauvres auront cruellement besoin d’un meilleur accès à des sources d’énergie sûres et à faibles émissions, pour garantir un niveau de vie décent et accroître d’environ 20 à 25 % les économies d’énergie résultant de l’amélioration de ces services ». Et ceci nécessitera sans nul doute le soutien des pays développés.

💵 Les individus les plus riches sont-ils en mesure de contribuer massivement à réduire nos émissions de CO2 ? 

Soyons clairs : chacun d’entre nous pollue et émet du CO2. Indépendamment de son niveau de revenu. 

Cependant, il est vrai que les individus les plus riches contribuent significativement à nos émissions de carbone. Pour cette raison, ils ont un plus grand potentiel de réduction de ces émissions. Sans compter le fait qu’ils soient a priori en mesure de réduire ces émissions tout en maintenant un standard de vie tout à fait décent. 

🚨 Attention : cela ne signifie pas que les revenus modestes doivent se sentir exemptés de tout forme d’effort en la matière. Après tout, trier ses déchets ou ne pas jeter ces derniers n’importe où ne requiert aucun budget. Pas vrai ?

Les individus jouissant d’un statut socio-économique élevé sont en mesure de contribuer significativement à la réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, car ils sont en mesure de le faire de différentes manières. En devenant des pionniers de nouveaux modes de vie bas-carbone, par exemple. En investissant dans des entreprises bas-carbone, en plaidant  au sein de leur propre organisation pour des politiques écologiques d’envergure, etc. 

👉 À noter : les influenceurs et autres personnes jouissant d’une forte notoriété ont également un rôle à jouer, en soutenant l’adoption de technologies, de comportements et de modes de vie bas-carbone. En effet, n’oublions pas que nos préférences sont extrêmement malléables et peuvent parfois être massivement influencées par un simple effet de mode. Dans ce contexte, les choix opérés par une personnalité de renom peuvent contribuer à accompagner la transition écologique à leur niveau, en promouvant de nouvelles façons de consommer.

🔍 De quoi avons-nous besoin pour opérer des changements sur le plan de la demande ?

De motivation et de volonté. Soyons honnêtes : en tant qu'être humain, notre motivation à changer nos habitudes et notre comportement de consommation est généralement faible. Où que ce soit dans le monde.

La plupart du temps, les gens pensent que modifier leur propre comportement au quotidien n’aura pas d’impact véritable. De fait, le changement opéré à l’échelle d’un seul individu est insuffisant pour lutter contre le réchauffement climatique… À moins que ce changement soit englobé au sein d’un véritable phénomène structurel, culturel et mondial.

Le problème, c’est que si tout le monde pense de cette façon, nous ne bougerons jamais. Et nous allons au devant d’un véritable désastre.

Dans ce contexte, il est important de souligner que différents facteurs influencent la motivation individuelle et la volonté de chacun. Ces facteurs vont bien au-delà de simples critères socio-démographiques ou économiques. Ils incluent également des variables d’ordre psychologique : la conscience, le risque-perçu, les normes sociales, les valeurs, etc.

En bref, nous parlons seulement ici d'éducation et de communication.

Si nous voulons initier la transition à l’échelle de notre demande, cela implique des changements simultanés dans de nombreux domaines. C’est la seule façon d’encourager l'émergence de modèles bas-carbone. Et cela implique donc de changer nous-mêmes, sur le plan comportemental, socio-culturel, institutionnel, entrepreneurial, etc.

Conclusion ? Personne ne doit édulcorer sa responsabilité dans le réchauffement climatique. Nous contribuons tous à cette catastrophe. Et nous pouvons donc tous agir.

💪 En quoi l’action collective est-elle susceptible de faire la différence ?

Encore une fois : tout le monde peut agir et contribuer à la lutte contre le changement climatique en tant que consommateur, citoyen, professionnel, influenceur, investisseur, politique, bref ! Nous ne le dirons jamais assez, mais chaque effort compte.

D’ailleurs, le rapport du GIEC le souligne : “les changements de normes sociales débutent souvent par l’intermédiaire d’expérimentations pilotes, initiées par des individus isolés ou des petits groupes”. 

Après quoi, l’émergence d’une action collective est essentielle pour créer des points d’entrée, et accélérer la reconfiguration des modèles, des infrastructures ou des politiques, en favorisant l’adoption d’innovations technologiques et de nouveaux styles de vie. 

En outre, une telle configuration peut permettre la participation de nombreuses parties prenantes, « ce qui se traduit par le renforcement de la confiance sociale, de nouvelles coalitions, la légitimation du changement, et la création d’un cercle vertueux en matière de gouvernance climatique ». 

Nous avons besoin d’action collective et de cohésion sociale pour réorienter les politiques publiques vers la lutte contre le changement climatique.

L’action collective sous-tend le changement du système. Vous connaissez le dicton ? L’union fait la force.

📝 Ce qu’il faut retenir

Une transition écologique durable et réussie ne peut pas survenir, si nous ne ramons pas tous dans le même sens. C’est aussi simple que cela. Politiques, industriels, collectivités, individus, etc.

Ici, nous parlons de complémentarité. Si certaines initiatives ou démarches peuvent seulement provenir des classes dirigeantes, les populations, elles, peuvent déjà agir à leur propre niveau - en modifiant leurs habitudes de consommation ou en soutenant des initiatives qui, si elles sont massivement relayées, peuvent en venir à influencer les décisions politiques.

S’il est clair que les populations les plus riches peuvent réaliser des efforts plus importants, il est important de se rappeler que chacun peut et doit contribuer à réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Et cela implique inévitablement un profond questionnement de nos modes de vue et de nos habitudes de consommation.

De sérieux changements doivent être entrepris. Nous ne pouvons pas continuer à surconsommer. La planète ne le supportera pas. Et nous n’en avons pas une de rechange.

L’idée ? Entreprendre ce processus de transition dans les meilleures conditions possibles, avant de devoir le faire dans l’urgence.

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