GIEC 2022 : tout ce qu'il faut savoir

Le 29 février 2022, le dernier rapport du GIEC a été dévoilé. Dans cet article, découvrez les dernières conclusions des experts climatiques et les points-clés à retenir du VI ème volet du GIEC !

Réchauffement climatique 🔥

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3/5/2022

Fonte des glaces

La COP 26 a coïncidé avec un autre élément majeur de l’écologie durable : le rapport du GIEC 2022. Composé de 3 volets, le GIEC a pour mission de faire un bilan de la situation climatique actuelle de la planète, ainsi que de proposer un plan d'action pour pallier au mieux aux risques climatiques futurs.

Paris Hilton

📙 Mais alors le GIEC, c'est quoi ? c'est qui ?

Le GIEC, aussi appelé « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat » est une organisation qui crée des rapports sur le climat. Créée en 1988, sa méthode de travail est de s’appuyer sur des publications scientifiques (les analyser) pour donner des recommandations aux gouvernements et aux particuliers.

Définition de GIEC

Le GIEC est un organisme qui permet d’alerter le monde entier sur la situation actuelle de la planète.

Il est constitué de 3 groupes principaux : le Groupe I, le Groupe II et le Groupe III. Le premier s’appuie sur des éléments scientifiques pour analyser l’état de la Terre. Le second se concentre sur les thèmes impacts, adaptation et vulnérabilité. Le troisième groupe quant à lui est plus dans l’atténuation. Ces 3 groupes participent à la création d’un rapport du GIEC : un résumé de 14 000 publications d’experts scientifiques réalisé par plus de 250 auteurs.

Principaux challenges

Les principaux challenges du GIEC (ou IPCC) sont la décarbonation de notre société et un changement de nos modes de vie. En effet, le rapport est alarmant et explique que la planète a été bouleversée par l’activité humaine et que pour y remédier, il faut que chacun fasse des efforts. De leur côté, les gouvernements peuvent favoriser une coopération internationale pour l’économie verte. Mais on peut aussi agir à petite échelle par des gestes au quotidien qui font baisser notre empreinte carbone.

Comment le rapport du GIEC est-il élaboré ?

Le rapport du GIEC est élaboré en 3 étapes. Chaque volet est publié de manière successive dans le temps. Quand les 3 volets sont finalisés, ils sont rassemblés dans le rapport d’évaluation du GIEC. À quoi correspondent ces 3 phases ?

Le Groupe I se concentre sur l’analyse du climat. En regardant le climat passé et présent, et en ajoutant la variable du gaz à effet de serre prévu, des projections sont faites sur le climat futur. Le Groupe II travaille sur les conséquences du réchauffement climatique sur les populations et les solutions pour s’y adapter. Enfin, le Groupe III a pour mission de trouver des moyens de réduire le gaz à effet de serre.

✍️ Résumé du rapport du GIEC de 2021

Le rapport du GIEC de 2021 a souligné qu’il y a une urgence à agir. Avec la montée des eaux, la multiplication des catastrophes météorologiques comme les ouragans, les hommes ne peuvent rester les bras croisés. Ce rapport met en relief les inégalités entre les pays du Nord et du Sud, et montre que ce sont les populations les plus pauvres qui sont les plus touchées par ces phénomènes climatiques extrêmes.

Que retenir du rapport du GIEC en 2021 ?

Même si les faits décrits dans le rapport du GIEC sont préoccupants, les gouvernements peuvent agir. Ils doivent prendre leurs responsabilités, reconnaître l’ampleur du problème et proposer des solutions en conséquence. Mais surtout, chaque pays doit donner l’exemple à ses citoyens pour que le changement se fasse à toutes les échelles. 

Les solutions suggérées pour combattre le réchauffement climatique

Les principales solutions évoquées dans le rapport GIEC de 2021 sont la réduction des vols internes et internationaux, l’abandon des moteurs thermiques pour les voitures, une baisse de la consommation de viande, la limitation du shopping (surtout pour les habits) et le développement de la rénovation thermique. Même si elles ne sont pas suffisantes pour combattre le réchauffement climatique, elles donnent un aperçu des bonnes habitudes à implémenter dans son quotidien.

À savoir : les compagnies aériennes commencent à s’intéresser à la décarbonation. Leur objectif ? La neutralité carbone d’ici 2050. Pour ce faire, elles comptent sur les progrès technologiques et les avions à l’hydrogène.

🚨 GIEC 2022 : 5 points essentiels à retenir

Les 5 points clés à retenir du rapport du GIEC en 2022 sont que les actions de l’homme sur la planète sont irréversibles, que le réchauffement climatique atteindrait les 1,5°C en 2030, que le niveau de la mer augmente significativement, que les émissions de CH4 sont en augmentation et que les puits de carbone ne font pas le poids face à l’émission planétaire de CO2.

1. Les effets de l’homme sur l’environnement sont sans retour

L’influence de l’homme sur la planète est évaluée par le GIEC lors de chaque rapport. 2022 marque un changement majeur. L’influence négative des humains, responsables du dérèglement climatique n’est plus considérée comme « extrêmement probable ». Selon le dernier rapport du GIEC, cette influence est « sans équivoque ».

En plus de l’évolution de ce degré d’incertitude, les effets de l’homme sur l’environnement deviennent indélébiles. Sans adaptation de la part des gouvernements et des particuliers, des situations jusqu’ici réversibles deviennent irréparables. Par exemple, la forêt amazonienne pourrait complètement disparaitre d’ici 2070 si rien n’est fait.

2. Le réchauffement climatique avoisine presque les 1,5°C

Selon le dernier rapport du GIEC, on atteindra les 1,5°C de hausse de la température d’ici 2030. C’est 10 ans plus tôt que le rapport antécédant celui de 2022. La voie pour y remédier serait que le développement durable devienne la priorité des gouvernements. Ainsi, si l’humanité produit moins de 300 Gt de CO2 d’ici 2100, il y a une chance de rester en dessous de ce seuil de 1,5°C.

Mais en attendant, les conséquences de cette hausse de température se font déjà ressentir. La sècheresse est le problème majeur, surtout pour les agriculteurs. En cas de fortes chaleurs, leurs rendements s’amenuisent. Dans certains endroits du monde où l’accès à l’eau est limité, c’est encore pire avec des risques accrus de famine. La multiplication des épisodes de canicule est également néfaste : des régions deviennent inhabitables, ce qui force certaines communautés à migrer vers d’autres contrées.

3. Le niveau de la mer augmente significativement

À cause des calottes glaciaires qui fondent, le niveau de la mer augmente. Avec pour conséquence un déplacement des populations possible dans les régions les plus touchées par la hausse du niveau de la mer. Même si des solutions existent pour surélever les habitations et protéger les bâtiments des vagues, cela a pour conséquence une augmentation des coûts pour les villes côtières.

Ce phénomène d’augmentation du niveau de la mer combiné à des pluies torrentielles peut créer des inondations dévastatrices comme dans la province d’Aceh (Indonésie) début 2022. C’est avec des évènements comme celui-ci qu’on se rend compte de l’importance du développement durable.

4. Les émissions de CH4 (Méthane) sont en hausse

Le méthane réchauffe plus vite la planète que le CO2. C’est pourquoi c’est un indicateur à surveiller de près. Aujourd’hui, seulement 60 % des émissions de méthane sont humaines (le reste est naturel). Mais elles sont en hausse constante : 156 % depuis 1750.

Quelles sont les activités concernées par les émissions de CH4 ? L’élevage de bétail représente une partie importante du méthane produit. Mais il y a aussi les énergies fossiles, les déchets et les décharges qui émettent du CH4.

5. Les puits de carbone manquent d'efficacité

Les puits de carbones sont des systèmes qui absorbent du dioxyde de carbone. On peut par exemple penser aux forêts et aux océans. Mais le problème est que l’émission de CO2 est supérieure aux capacités d’absorption des puits de carbone. Par conséquent, ces réservoirs naturels manquent d’efficacité.

🌏 Face aux résultats du GIEC, que peut-on faire pour limiter notre impact ?

Malgré un rapport du GIEC préoccupant, il est encore temps de limiter son impact. À la maison ou au travail, il existe de multiples astuces pour réduire son empreinte carbone. Zoom sur les méthodes les plus simples à mettre en place au quotidien.

Changer ses habitudes à la maison pour réduire son empreinte carbone

Pour réduire son empreinte carbone à la maison, il y a plusieurs solutions : éteindre les lumières quand on est absent, installer un compost, acheter des produits sans emballage ou encore utiliser des transports écologiques. Nous allons détailler chacune de ces solutions afin de vous aider à sauter le pas du durable.

Réduire sa consommation d’électricité est un bon début. Prenez de bons réflexes : dès que vous partez de chez vous, faites le tour de votre maison afin de traquer les lumières oubliées. Vous pouvez également acheter des bougies pour avoir une alternative à l’électricité. Un autre moyen de moins consommer d’électricité est d’avoir des espaces intérieurs qui laissent passer la lumière du jour. Ainsi, pas besoin d’allumer de lampes en journée.

Installer un compost, c’est également participer à faire baisser son empreinte carbone. En effet, le compost a un double avantage : il crée du terreau (ce qui participe indirectement à faire pousser des arbres et donc à créer des puits à carbone) et il fait en sorte de réduire les déchets produits.

Pour aller encore plus loin dans le 0 déchet, il existe des magasins où l’on peut acheter en vrac. Grâce à ce système, on réduit sa consommation de plastique et de carton. Pour l’alimentation, c’est assez simple à mettre en place une fois que le commerce adapté est trouvé. Il suffit d’apporter des contenants réutilisables en magasin, l’idéal étant de se déplacer à pied ou à vélo. Petit conseil : munissez-vous d’un sac à dos, d’un caddie de marché ou d’un panier à vélo pour transporter vos produits.

Il est également possible de passer aux produits ménagers écolos. De nombreuses recettes maison existent à base de vinaigre blanc ou de savon noir. À vous de tester la méthode qui vous convient le mieux, tant au niveau du résultat que du parfum.

Enfin, essayez de privilégier les transports écologiques : le déplacement à pied, en vélo, en transports en commun, etc. De même, limiter ses voyages à l’international est un moyen de lutter contre le réchauffement climatique : les avions actuels ont un bilan carbone catastrophique.

Sensibiliser les entreprises sur leurs émissions de gaz

Pour faire prendre conscience aux entreprises de l’importance de la réduction de leurs émissions, vous avez plusieurs options. Par exemple, vous pouvez créer des bacs recyclables pour papiers. Le principe est simple : chaque salle se voit attribuer un bac (si possible de couleur différente). C’est aux employés ensuite d’aller déposer leurs papiers utilisés dans les bacs. Cela permet de donner une seconde vie aux feuilles utilisées au travail.

En entreprise, un autre moyen de contribuer au développement durable est de réduire le chauffage en été. Même si ce n’est pas de votre ressort, trouvez l’interlocuteur le plus adapté dans votre cercle de collègue. En plus de réduire la facture, cette solution est bénéfique pour la planète.

Une troisième solution, qui est accessible à beaucoup de sociétés est la mise en place d’espaces pour déposer des vélos. C’est une mesure simple, mais qui donne une possibilité de mobilité supplémentaire écologique. En fonction de l’architecture de votre bâtiment et de la surface du trottoir, cela pourra être intérieur ou extérieur.

En résumé, le rapport du GIEC 2022 a mis en lumière l’état d’urgence climatique. Ce rapport est à la jonction entre 2 mondes : le monde d’avant où l’on pouvait encore agir et le monde de demain, qui pourrait être impacté définitivement si aucune action d’envergure n’est réalisée par l’humanité.

Vous souhaitez que votre entreprise aille vers une transition écologique plus engagée ? Faite appel à Greenly, une équipe d'experts vous aidera à réaliser votre bilan carbone sur-mesure ainsi qu'à préparer un plan d'action efficace pour réduire significativement vos émissions.

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5/3/2022 11:01
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La COP 26 a coïncidé avec un autre élément majeur de l’écologie durable : le rapport du GIEC 2022. Composé de 3 volets, le GIEC a pour mission de faire un bilan de la situation climatique actuelle de la planète, ainsi que de proposer un plan d'action pour pallier au mieux aux risques climatiques futurs.

Paris Hilton

📙 Mais alors le GIEC, c'est quoi ? c'est qui ?

Le GIEC, aussi appelé « Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat » est une organisation qui crée des rapports sur le climat. Créée en 1988, sa méthode de travail est de s’appuyer sur des publications scientifiques (les analyser) pour donner des recommandations aux gouvernements et aux particuliers.

Définition de GIEC

Le GIEC est un organisme qui permet d’alerter le monde entier sur la situation actuelle de la planète.

Il est constitué de 3 groupes principaux : le Groupe I, le Groupe II et le Groupe III. Le premier s’appuie sur des éléments scientifiques pour analyser l’état de la Terre. Le second se concentre sur les thèmes impacts, adaptation et vulnérabilité. Le troisième groupe quant à lui est plus dans l’atténuation. Ces 3 groupes participent à la création d’un rapport du GIEC : un résumé de 14 000 publications d’experts scientifiques réalisé par plus de 250 auteurs.

Principaux challenges

Les principaux challenges du GIEC (ou IPCC) sont la décarbonation de notre société et un changement de nos modes de vie. En effet, le rapport est alarmant et explique que la planète a été bouleversée par l’activité humaine et que pour y remédier, il faut que chacun fasse des efforts. De leur côté, les gouvernements peuvent favoriser une coopération internationale pour l’économie verte. Mais on peut aussi agir à petite échelle par des gestes au quotidien qui font baisser notre empreinte carbone.

Comment le rapport du GIEC est-il élaboré ?

Le rapport du GIEC est élaboré en 3 étapes. Chaque volet est publié de manière successive dans le temps. Quand les 3 volets sont finalisés, ils sont rassemblés dans le rapport d’évaluation du GIEC. À quoi correspondent ces 3 phases ?

Le Groupe I se concentre sur l’analyse du climat. En regardant le climat passé et présent, et en ajoutant la variable du gaz à effet de serre prévu, des projections sont faites sur le climat futur. Le Groupe II travaille sur les conséquences du réchauffement climatique sur les populations et les solutions pour s’y adapter. Enfin, le Groupe III a pour mission de trouver des moyens de réduire le gaz à effet de serre.

✍️ Résumé du rapport du GIEC de 2021

Le rapport du GIEC de 2021 a souligné qu’il y a une urgence à agir. Avec la montée des eaux, la multiplication des catastrophes météorologiques comme les ouragans, les hommes ne peuvent rester les bras croisés. Ce rapport met en relief les inégalités entre les pays du Nord et du Sud, et montre que ce sont les populations les plus pauvres qui sont les plus touchées par ces phénomènes climatiques extrêmes.

Que retenir du rapport du GIEC en 2021 ?

Même si les faits décrits dans le rapport du GIEC sont préoccupants, les gouvernements peuvent agir. Ils doivent prendre leurs responsabilités, reconnaître l’ampleur du problème et proposer des solutions en conséquence. Mais surtout, chaque pays doit donner l’exemple à ses citoyens pour que le changement se fasse à toutes les échelles. 

Les solutions suggérées pour combattre le réchauffement climatique

Les principales solutions évoquées dans le rapport GIEC de 2021 sont la réduction des vols internes et internationaux, l’abandon des moteurs thermiques pour les voitures, une baisse de la consommation de viande, la limitation du shopping (surtout pour les habits) et le développement de la rénovation thermique. Même si elles ne sont pas suffisantes pour combattre le réchauffement climatique, elles donnent un aperçu des bonnes habitudes à implémenter dans son quotidien.

À savoir : les compagnies aériennes commencent à s’intéresser à la décarbonation. Leur objectif ? La neutralité carbone d’ici 2050. Pour ce faire, elles comptent sur les progrès technologiques et les avions à l’hydrogène.

🚨 GIEC 2022 : 5 points essentiels à retenir

Les 5 points clés à retenir du rapport du GIEC en 2022 sont que les actions de l’homme sur la planète sont irréversibles, que le réchauffement climatique atteindrait les 1,5°C en 2030, que le niveau de la mer augmente significativement, que les émissions de CH4 sont en augmentation et que les puits de carbone ne font pas le poids face à l’émission planétaire de CO2.

1. Les effets de l’homme sur l’environnement sont sans retour

L’influence de l’homme sur la planète est évaluée par le GIEC lors de chaque rapport. 2022 marque un changement majeur. L’influence négative des humains, responsables du dérèglement climatique n’est plus considérée comme « extrêmement probable ». Selon le dernier rapport du GIEC, cette influence est « sans équivoque ».

En plus de l’évolution de ce degré d’incertitude, les effets de l’homme sur l’environnement deviennent indélébiles. Sans adaptation de la part des gouvernements et des particuliers, des situations jusqu’ici réversibles deviennent irréparables. Par exemple, la forêt amazonienne pourrait complètement disparaitre d’ici 2070 si rien n’est fait.

2. Le réchauffement climatique avoisine presque les 1,5°C

Selon le dernier rapport du GIEC, on atteindra les 1,5°C de hausse de la température d’ici 2030. C’est 10 ans plus tôt que le rapport antécédant celui de 2022. La voie pour y remédier serait que le développement durable devienne la priorité des gouvernements. Ainsi, si l’humanité produit moins de 300 Gt de CO2 d’ici 2100, il y a une chance de rester en dessous de ce seuil de 1,5°C.

Mais en attendant, les conséquences de cette hausse de température se font déjà ressentir. La sècheresse est le problème majeur, surtout pour les agriculteurs. En cas de fortes chaleurs, leurs rendements s’amenuisent. Dans certains endroits du monde où l’accès à l’eau est limité, c’est encore pire avec des risques accrus de famine. La multiplication des épisodes de canicule est également néfaste : des régions deviennent inhabitables, ce qui force certaines communautés à migrer vers d’autres contrées.

3. Le niveau de la mer augmente significativement

À cause des calottes glaciaires qui fondent, le niveau de la mer augmente. Avec pour conséquence un déplacement des populations possible dans les régions les plus touchées par la hausse du niveau de la mer. Même si des solutions existent pour surélever les habitations et protéger les bâtiments des vagues, cela a pour conséquence une augmentation des coûts pour les villes côtières.

Ce phénomène d’augmentation du niveau de la mer combiné à des pluies torrentielles peut créer des inondations dévastatrices comme dans la province d’Aceh (Indonésie) début 2022. C’est avec des évènements comme celui-ci qu’on se rend compte de l’importance du développement durable.

4. Les émissions de CH4 (Méthane) sont en hausse

Le méthane réchauffe plus vite la planète que le CO2. C’est pourquoi c’est un indicateur à surveiller de près. Aujourd’hui, seulement 60 % des émissions de méthane sont humaines (le reste est naturel). Mais elles sont en hausse constante : 156 % depuis 1750.

Quelles sont les activités concernées par les émissions de CH4 ? L’élevage de bétail représente une partie importante du méthane produit. Mais il y a aussi les énergies fossiles, les déchets et les décharges qui émettent du CH4.

5. Les puits de carbone manquent d'efficacité

Les puits de carbones sont des systèmes qui absorbent du dioxyde de carbone. On peut par exemple penser aux forêts et aux océans. Mais le problème est que l’émission de CO2 est supérieure aux capacités d’absorption des puits de carbone. Par conséquent, ces réservoirs naturels manquent d’efficacité.

🌏 Face aux résultats du GIEC, que peut-on faire pour limiter notre impact ?

Malgré un rapport du GIEC préoccupant, il est encore temps de limiter son impact. À la maison ou au travail, il existe de multiples astuces pour réduire son empreinte carbone. Zoom sur les méthodes les plus simples à mettre en place au quotidien.

Changer ses habitudes à la maison pour réduire son empreinte carbone

Pour réduire son empreinte carbone à la maison, il y a plusieurs solutions : éteindre les lumières quand on est absent, installer un compost, acheter des produits sans emballage ou encore utiliser des transports écologiques. Nous allons détailler chacune de ces solutions afin de vous aider à sauter le pas du durable.

Réduire sa consommation d’électricité est un bon début. Prenez de bons réflexes : dès que vous partez de chez vous, faites le tour de votre maison afin de traquer les lumières oubliées. Vous pouvez également acheter des bougies pour avoir une alternative à l’électricité. Un autre moyen de moins consommer d’électricité est d’avoir des espaces intérieurs qui laissent passer la lumière du jour. Ainsi, pas besoin d’allumer de lampes en journée.

Installer un compost, c’est également participer à faire baisser son empreinte carbone. En effet, le compost a un double avantage : il crée du terreau (ce qui participe indirectement à faire pousser des arbres et donc à créer des puits à carbone) et il fait en sorte de réduire les déchets produits.

Pour aller encore plus loin dans le 0 déchet, il existe des magasins où l’on peut acheter en vrac. Grâce à ce système, on réduit sa consommation de plastique et de carton. Pour l’alimentation, c’est assez simple à mettre en place une fois que le commerce adapté est trouvé. Il suffit d’apporter des contenants réutilisables en magasin, l’idéal étant de se déplacer à pied ou à vélo. Petit conseil : munissez-vous d’un sac à dos, d’un caddie de marché ou d’un panier à vélo pour transporter vos produits.

Il est également possible de passer aux produits ménagers écolos. De nombreuses recettes maison existent à base de vinaigre blanc ou de savon noir. À vous de tester la méthode qui vous convient le mieux, tant au niveau du résultat que du parfum.

Enfin, essayez de privilégier les transports écologiques : le déplacement à pied, en vélo, en transports en commun, etc. De même, limiter ses voyages à l’international est un moyen de lutter contre le réchauffement climatique : les avions actuels ont un bilan carbone catastrophique.

Sensibiliser les entreprises sur leurs émissions de gaz

Pour faire prendre conscience aux entreprises de l’importance de la réduction de leurs émissions, vous avez plusieurs options. Par exemple, vous pouvez créer des bacs recyclables pour papiers. Le principe est simple : chaque salle se voit attribuer un bac (si possible de couleur différente). C’est aux employés ensuite d’aller déposer leurs papiers utilisés dans les bacs. Cela permet de donner une seconde vie aux feuilles utilisées au travail.

En entreprise, un autre moyen de contribuer au développement durable est de réduire le chauffage en été. Même si ce n’est pas de votre ressort, trouvez l’interlocuteur le plus adapté dans votre cercle de collègue. En plus de réduire la facture, cette solution est bénéfique pour la planète.

Une troisième solution, qui est accessible à beaucoup de sociétés est la mise en place d’espaces pour déposer des vélos. C’est une mesure simple, mais qui donne une possibilité de mobilité supplémentaire écologique. En fonction de l’architecture de votre bâtiment et de la surface du trottoir, cela pourra être intérieur ou extérieur.

En résumé, le rapport du GIEC 2022 a mis en lumière l’état d’urgence climatique. Ce rapport est à la jonction entre 2 mondes : le monde d’avant où l’on pouvait encore agir et le monde de demain, qui pourrait être impacté définitivement si aucune action d’envergure n’est réalisée par l’humanité.

Vous souhaitez que votre entreprise aille vers une transition écologique plus engagée ? Faite appel à Greenly, une équipe d'experts vous aidera à réaliser votre bilan carbone sur-mesure ainsi qu'à préparer un plan d'action efficace pour réduire significativement vos émissions.

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