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Analyse de Cycle de Vie (ACV) : tout savoir en 2026
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Analyse de Cycle de Vie (ACV) : tout savoir en 2026

ESG / RSEBilan Carbone®
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ines gendre

Par , Copywriter spécialisée dans le domaine environnemental, le 29/09/2022

Mis à jour par Ines Gendre, le 10/06/2026

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Personne plaçant des posts-it sur une feuille
L'Analyse de Cycle de Vie (ACV) est une méthode qui évalue les impacts environnementaux d'un produit ou d'un service sur l'ensemble du cycle de vie.
ESG / RSE
2026-06-10T00:00:00.000Z
fr-fr
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L'Analyse de Cycle de Vie (ACV) est une approche d'évaluation destinée à mesurer les effets environnementaux d'un produit ou d'un service, dans le but d'éco-concevoir ou de sélectionner le choix le plus performant parmi plusieurs options.

Qu’est-ce qu'une Analyse de Cycle de Vie (ACV) ?

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Miniature Youtube avec écrit "C'est quoi le cycle de vie d'un produit ?" sur fond vert

Pour commencer, qu'est-ce que le cycle de vie d'un produit ?

Le cycle de vie d’un produit désigne un ensemble de phases allant de la conception à la destruction de ce dernier. Ce cycle est généralement représenté par une courbe, représentant l'évolution du volume des ventes au fil du temps.

Le cycle de vie d’un produit compte 5 phases. Le détail de ces étapes varie légèrement en fonction du domaine d'étude, mais l'idée reste globalement la même.

Dans le cadre d'une ACV, on distingue :

  • l'extraction, l'approvisionnement et la transformation des matières premières ;
  • la fabrication, l'assemblage, l'emballage ou la construction ;
  • la mise en circulation, la distribution et la commercialisation du produit fini ;
  • le déballage, l'utilisation et l'entretien ;
  • la fin de vie, la collecte, le transport, le recyclage, le traitement des déchets, etc.
Infographie des étapes de l'analyse du cycle de vieInfographie analyse de cycle de vie

Analyse de Cycle de Vie (ACV), définition

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L’Analyse de Cycle de Vie (dite ACV) est une méthode d'analyse ayant pour but d'évaluer les impacts environnementaux d’un produit ou d’un service. En ce sens, elle analyse la totalité du cycle de vie du produit ou du service concerné.

Une ACV permet à tout individu ou entreprise :

  • d'opérer une comparaison pertinente entre différents produits ou services du même type ;
  • d'adapter ses choix ou sa stratégie en conséquence ;
  • d'évoluer vers une consommation ou une production plus respectueuse de l'environnement.

Également, la réalisation d'une ACV est particulièrement intéressant pour :

  • les instances publiques internationales, nationales et européennes ;
  • la communauté scientifique ;
  • les industriels.

Réaliser une ACV est une excellente manière d'identifier les facteurs de pollution propres à chaque produit ou service. Il s'agit d'un préalable indispensable à tout plan d'action visant à améliorer la performance environnementale d'une entreprise.

Un outil certifié par la norme ISO 14040-44

L'Organisation internationale de normalisation (International Organization for Standardization ou ISO, en anglais) a contribué à définir la méthodologie et la déontologie de ce type d’évaluation. Le but ? Harmoniser la méthode employée (avec l'obligation de réaliser une revue critique pour les ACV comparatives, par exemple).

La méthode ACV est donc standardisée à l’échelle internationale, par le biais d'une norme : la norme ISO 14040-44.  

Une ACV est-elle obligatoire ?

Le but d'une ACV est d'encourager les entreprises à tendre vers l'éco-conception. La plateforme gouvernementale Notre environnement rappelle par ailleurs que l'éco-conception fait déjà l'objet de certaines réglementations européennes :

  • la 2009/125/CE relative à l’éco-conception des produits liés à l’énergie ;
  • la UE/2017/1369 relative à l’étiquetage énergétique des produits liés à l’énergie.

Toute organisation proposant des produits ou des services peut réaliser une ACV. Mais pour les entreprises, la question n'est plus « est-ce utile ? » — c'est « avons-nous encore le choix ? »

  1. L'ESPR (Ecodesign for Sustainable Products Regulation), adopté en avril 2024, étend les obligations d'éco-conception à presque toutes les catégories de produits et impose la mise en place du Passeport Numérique Produit (DPP), qui devra contenir des données environnementales calculées selon une méthodologie reconnue.
  2. La Green Claims Directive encadrera strictement les allégations environnementales : "éco-conçu", "à faible empreinte carbone", "durable" — toute affirmation de ce type devra être justifiée par une ACV conforme.
  3. Enfin, la CSRD oblige les grandes entreprises à publier des données d'impact au niveau produit pour renseigner le scope 3, avec le niveau de granularité et d'auditabilité que seule une ACV structurée permet d'atteindre.

Quelles sont les deux approches de l'Analyse de Cycle de Vie (ACV) ?

L'approche "cycle de vie"

L'approche "cycle de vie" consiste à dresser l’inventaire de l'ensemble des flux associés au produit, afin de quantifier la totalité des ressources naturelles exploitées et des externalités associées.

La naissance du produit (conception, production et construction)

Elles englobent :

  • l’extraction, la production et le transport des matières premières ;
  • la production des matériaux et leur transport ;
  • l’assemblage ;
  • l’emballage du produit fini et sa distribution.‍

Les ressources consommées vont du carburant (pour le transport), à l’électricité (pour l’extraction ou la production) en passant par l’eau et les substances chimiques.

L’ impact environnemental se mesure de différentes manières :

  • via la pollution de l’air, de l’eau et des sols ;
  • via la destruction des écosystèmes et de la biodiversité ;
  • via les émissions de gaz à effet de serre (GES) recensées.

La vie (utilisation)

Très souvent, la phase d'utilisation contribue à alimenter l'impact environnemental du produit.

Les exemples de sources potentielles de pollution sont divers :

  • le transport de la marchandise ;
  • le déballage ;
  • la préparation et/ou l’usage ;
  • l’entretien ;
  • etc.

La mort (valorisation ou élimination)

La gestion de la "fin de vie" d'un produit est primordiale. Que fait-on du produit, une fois que celui-ci est devenu inutilisable ? Le produit est-il simplement jeté, éliminé ou fait-il l'objet d'une revalorisation ?

Malheureusement, la "fin de vie" d'un produit peut se révéler source de multiples impacts environnementaux.

‍Dans le cadre d'une ACV, les processus pris en considération au moment de la "mort" du produit sont :

  • la collecte ;
  • le transport jusqu'au lieu de fin de vie ;
  • la valorisation (autrement dit, le recyclage du produit) ;
  • l’élimination.

L’approche "multi-critères"

L'approche "multi-critères" analyse les "flux entrants et sortants". Un flux correspond à :

  • tout ce qui intervient dans le cadre du processus de fabrication d’un produit ou d’un service ;
  • tout ce qui résulte de ce processus, en termes d'externalités négatives et d'impacts de diverses natures.

Les flux entrants peuvent correspondre à des ressources en eau, en pétrole ou en gaz, par exemple. Pour les flux sortants, il s'agit d'émissions gazeuses, de liquide rejeté, etc.

Quelles sont les 4 étapes d'une ACV ?

1. Définir les objectifs de l'ACV

La première étape consiste à définir le cadre de l'étude. Dans l'ordre, il faut déterminer :

  • les objectifs de cette évaluation (que recherche-t-on ?) ;
  • le but final (comparaison entre différents produits, éco-conception, etc.) ;
  • le destinataire de l’étude (s'agit-il d'un interlocuteur interne ou externe ?) ;
  • les "frontières" du système faisant l'objet de l'évaluation (c'est-à-dire les processus qui doivent être inclus dans la modélisation du système) ;
  • l’unité fonctionnelle.‍

Pour rappel, l’unité fonctionnelle désigne une unité de mesure servant à effectuer les comparaisons. Elle est déterminante dans l'évaluation du service rendu par le produit.

L'unité fonctionnelle est déterminée en fonction de 3 critères :

  • la durée de vie du produit (la totalité du cycle de vie) ;
  • le nombre et la fréquence des utilisations ;
  • la performance.‍

Une unité fonctionnelle peut correspondre à la contenance d'un sac de course traduite en litres, par exemple.

2. L’inventaire des données sur le cycle de vie (ICV)

L'inventaire du cycle de vie (ICV) mesure les flux entrants et sortants de matières et d’énergies, pour appréhender l’impact environnemental de chaque étape. On dit généralement qu'il s'agit de la phase de comptabilité analytique des flux entrants et sortants.

Dans la pratique, 2 types de facteurs sont alors analysés :

  • les facteurs d’activités (kilomètres parcourus, tonnes transportées, kWh consommés, etc.) ;
  • les facteurs d’émissions (grammes de NOx ou de PO4 rejeté dans la nature (air, eau, etc.), par exemple).

Attention : de nombreuses erreurs peuvent survenir lors de cette étape d'analyse. D’où l'importance de recourir à un logiciel dédié ou de faire appel à un expert.

3. L’évaluation des impacts environnementaux

Vient ensuite l’étape de l’évaluation des impacts et dommages potentiels. Ils dépendent évidemment des flux de matières et d’énergie recensés, ainsi que des indicateurs de calcul et de caractérisation choisis.

Les méthodes de calcul des impacts se répartissent en deux catégories : les méthodes midpoint et les méthodes endpoint.

Les méthodes midpoint

Les méthodes midpoint sont orientées vers les problèmes posés. Ici, l'impact apparaît au milieu de la chaîne de causalité.

Dans ce contexte, les méthodes midpoint quantifient les effets globaux des substances émises ou consommées. Ces risques peuvent porter sur la santé humaine, l’écosystème, etc.

Un exemple ? L’impact environnemental lié à l’acidification des sols est mesuré en équivalent SO2 (dioxyde de soufre).

Si vous souhaitez en savoir plus sur la dépollution des sols, n'hésitez pas à consulter notre article dédié en cliquant ici.

Les méthodes endpoint

Les méthodes endpoint, elles, sont orientées vers les dommages. L'impact apparaît donc à la fin de la chaîne de causalité.

Les méthodes endpoint évaluent les dommages potentiels susceptibles de survenir. Elles mettent l'accent sur les dégâts "finaux", causés par la consommation ou les émissions liées à certaines substances.  

Pour reprendre l'exemple de l’acidification des sols, ce point sera mesuré et quantifié en termes de perte de biodiversité sur une surface donnée. On parlera alors de PDF ou "Potentially Disappeared Fraction of Species".

4. L’interprétation des résultats de l'ACV

La dernière étape de l'analyse du cycle de vie est le bilan.

Il s'agit de prendre connaissance des résultats pour identifier les axes d'optimisation et se tourner ensuite vers des alternatives moins polluantes.

un graphique qui montre les étapes de l'analyse de cycle de vie

Faut-il soumettre ses résultats à une revue critique ?

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Une revue critique intervient généralement lorsqu’une entreprise envisage de communiquer les résultats de son ACV à ses parties prenantes.

Qu'est-ce qu'une revue critique ?

Une étude ACV conduite en bonne et due forme présente de façon détaillée les objectifs, le champ de l’étude, les limites et les hypothèses de travail, les résultats, etc. Problème : même réalisée dans les règles de l'art, une Analyse de Cycle de Vie peut souffrir de quelques biais. C'est la raison pour laquelle bénéficier d'un regard neutre, objectif et averti sur le travail réalisé s'avère souvent utile. Et c'est tout l'objet de la revue critique.

De façon plus globale, on peut réaliser une revue critique dès lors qu'on souhaite que l'ACV soit soumise à l'analyse d'un expert indépendant.

En fonction de la nature de l'ACV et de ses objectifs, les modalités de la revue critique peuvent toutefois varier. Par exemple, dans l'hypothèse où l'Analyse du Cycle de Vie consiste en une comparaison de produits ou de services, la revue critique fera appel à un panel d’experts spécialisés dans le secteur d’activité concerné.

Quels sont les objectifs d'une revue critique ?

Le principal objectif d'une revue critique est d’attester de la conformité de l’étude avec la norme ISO 14040/44.

Une revue critique se concentre sur les points suivants :

  • les méthodes et les calculs ;
  • les données utilisées ;
  • la pertinence et la cohérence des interprétations ;
  • la transparence et la cohérence globale de l'ACV.

Ayant été imposée par ISO pour les études comparatives destinées à être rendues publiques, la revue critique se systématise de plus en plus.

Quelles sont les limites d'une ACV ?

Même si une Analyse de Cycle de Vie s'avère est exhaustive par nature, il ne s'agit pas d'un outil parfait à tout point de vue. L'ACV n'est pas une méthode universellement applicable ou pertinente, par exemple.

Certains impacts ne sont pas pris en considération :

  • les conséquences des activités sur les paysages ;
  • le bruit, les odeurs, etc. ;
  • la pollution lumineuse et/ou visuelle ;
  • les ondes.

De plus, une ACV est fondée sur des hypothèses de travail susceptibles d'induire une dimension subjective. La personne réalisant l'étude peut involontairement influencer le processus au travers de la formulation de ces fameuses hypothèses de travail (en intégrer certaines et en exclure d'autres, en fonction de l'évolution de sa réflexion).

Enfin, l'Analyse de Cycle de Vie est une étude complexe à aborder. Faute de disposer des compétences nécessaires pour l'interpréter (en interne ou en externe), sa réalisation s'avérera simplement inutile.

Quels sont les outils disponibles pour réaliser une ACV ?

Une logiciel ACV est un outil permettant d'évaluer et de comparer les impacts environnementaux, en s'appuyant sur des bases de données spécifiques. Un tel logiciel "découpe" un produit en fonction des flux relatifs à ses composants ainsi qu'aux niveaux d'énergie qu'il nécessite. Dans la majorité des cas, les logiciels d'analyse du cycle de vie exploitent des bases de données générales et spécialisées établies en amont.

Il existe deux grandes catégories d'outils ACV, qui ne répondent pas aux mêmes besoins.

Les logiciels spécialisés pour experts
SimaPro, Sphera, OpenLCA ou Ecodesign Studio sont des outils conçus pour des praticiens ACV : consultants, bureaux d'études, chercheurs. Ils offrent une grande flexibilité méthodologique, mais requièrent une expertise technique solide et ne sont pas pensés pour être déployés à l'échelle d'un portefeuille industriel. Dans la majorité des cas, ils s'appuient sur des bases de données générales (Ecoinvent, Agribalyse, Base Empreinte®, Agri-footprint, Exiobase…) que l'utilisateur doit savoir interroger et interpréter lui-même.
Les plateformes industrielles pour passer à l'échelle
Pour les entreprises qui gèrent des dizaines ou des centaines de produits, l'enjeu n'est plus la précision d'une étude ponctuelle — c'est la capacité à industrialiser la démarche. Des plateformes comme Greenly permettent d'ingérer directement les nomenclatures BOM depuis un ERP ou PLM, d'automatiser l'association des facteurs d'émission et de générer des ACV conformes ISO 14040/44 sans dépendance à des experts externes. Les résultats s'intègrent ensuite au reporting Scope 3 de l'entreprise.
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Ecobalyse est un outil développé par les pouvoirs publics français (notamment l’ADEME et le ministère de la Transition écologique) qui vise à standardiser le calcul de l’impact environnemental des produits, en particulier dans le secteur textile. Pour en savoir plus à ce sujet, consultez notre article Ecobalyse !

Pourquoi faire une Analyse de Cycle de Vie (ACV) ?

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L'analyse de cycle de vie constitue un véritable outil décisionnel et stratégique, dans le cadre de l'optimisation d'un produit, d'un système ou d'un business model.

Pour identifier les problématiques et les impacts environnementaux d'une entreprise

Si elle vous permet d'abord d'améliorer votre Bilan Carbone®, l'analyse du cycle de vie vous octroie aussi la possibilité de revoir votre stratégie à court, moyen et long terme. Le tout, en mettant en œuvre des actions ayant vocation à assurer la pérennité de votre entreprise - au-delà de protéger notre environnement. Et pour cause : l'urgence climatique pose la question de la durabilité même de notre modèle de production et de consommation. En témoigne le durcissement progressif de la législation à l'égard des entreprises.

Pour développer des produits éco-conçus

Identifier les forces, les faiblesses et les axes d'amélioration d'un produit ou d'un service permet d'optimiser l'offre en conséquence. Plus encore : de se tourner, le cas échéant, vers l’éco conception. Dès lors, l'analyse du cycle de vie apparaît comme un outil d’aide à la décision, en vue de développer une stratégie aux impacts moindres, et ainsi tendre vers le respect des critères d’écolabellisation.

Revoir la conception d'un emballage, ou étudier les possibilités de revalorisation d'un produit sont autant d'options qui s'offrent à l'entreprise. Dans tous les cas, l'attention se concentrera sur la démonstration d'une volonté solide d'inscrire la préservation de l'environnement dans l'ADN de la structure.

Pour comparer l’impact environnemental de ses produits

À service rendu égal, l’impact environnemental peut départager deux produits. Telle est aujourd'hui la réalité du marché.

Dans ce contexte, une ACV met en évidence les choix opérés d'une entreprise à l'autre en matière de préservation de l'environnement. Outre le fait de servir d'outil d'optimisation, l'analyse du cycle de vie des produits devient un outil comparatif au service des consommateurs. Dans le milieu industriel, ces résultats peuvent ensuite être formalisés dans des déclarations environnementales standardisées, selon le secteur :

  • FDES (Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire) pour les produits de construction, conforme EN 15804 ;
  • PEP ecopassport® pour les équipements électriques, électroniques et CVC ;
  • EPD (Environmental Product Declaration) pour les autres secteurs, selon ISO 14025...

ACV, exemple

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Un exemple ? Découvrez le travail réalisé par Greenly pour la marque de prêt-à-porter CABAÏA.

L'analyse des matières premières

La récolte des données physiques relatives à la composition

Après récolte des données sur la composition des produits, un récapitulatif des matières premières utilisées pour chaque produit est établi (en gramme par matériau).

L'empreinte carbone des matériaux

Les émissions qui découlent de la chaîne de production des fibres textiles (en kgCO2e/kg) sont évaluées à partir de bases de données ACV standards. Elles sont complétées, si besoin, par des résultats issus de la littérature scientifique.

La conversion en kgCO2e

On multiplie ensuite le poids de tous les matériaux composant le produit par son empreinte carbone, pour obtenir l’empreinte carbone associée à la production des matières premières.

La fabrication du produit

La fabrication de l’étoffe

La fabrication de l’étoffe induit une consommation importante d’électricité - filage, tissage ou tricotage. En ce sens, l'empreinte environnementale associée dépend de nombreuses variables : processus utilisés, type de matière, titrage des fils, etc.

L'ennoblissement

L'ennoblissement englobe toutes les étapes de traitement qui permettent d’atteindre une certaine qualité d'étoffe. Là encore, les externalités environnementales dépendent grandement des techniques employées : teinture (sur fil ou sur étoffe), impressions, apprêt chimique ou mécanique.

La confection

La confection désigne les étapes finales de la fabrication du produit : découpage, repassage, couture.

Comme pour les étapes précédentes, l’empreinte carbone est notamment liée à la consommation d’électricité. L’intensité carbone de cette dernière dépend de l’emplacement géographique de l’usine.

Le transport

Le transport est modélisé conformément aux différentes étapes de l’analyse de cycle de vie. Il englobe notamment l’acheminement des matières premières, les trajets entre les usines et les entrepôts de stockage, puis la distribution au client.

L’empreinte carbone est calculée pour chaque moyen de transport, en multipliant la distance parcourue (donnée en km) par le poids de la marchandise transportée, ainsi que par un facteur d’émissions propre au véhicule considéré (en kgCO2e/t.km).

L'usage

La prise en compte de l’impact généré par l’usage du produit est cruciale. De fait, de nombreuses études ont montré que cette phase était prépondérante dans l’empreinte finale du produit. La négliger fausserait le calcul, notamment dans l’optique d'une comparaison entre plusieurs produits.

Les émissions proviennent essentiellement de la consommation électrique des machines, lors du lavage et du séchage des habits. Les résultats varient, en outre, selon le lieu de vente et l’intensité carbone du pays en question.

En France, l’électricité peu carbonée a tendance à donner lieu à une contribution relativement faible.

La fin de vie

La fin de vie des produits textiles peut être à l’origine d’une quantité plus ou moins importante d’émissions selon la méthode de traitement (enfouissement, incinération, réemploi, effilochage, chiffon d’essuyage).

Dans ce contexte, un scénario de référence établi par l’ADEME est utilisé.

Greenly réalise vos ACV de bout en bout

screenshot de la plateforme greenlyScreenshot plateforme Greenly

Les ACV traditionnelles sont manuelles, coûteuses, dépendantes d'experts externes. Résultat : quelques études par an, une couverture partielle du portefeuille, et des données inutilisables à l'échelle. Greenly change le modèle. Notre système d'IA intègre automatiquement vos nomenclatures BOM à partir de votre ERP ou PLM, attribue précisément les facteurs d'émission aux éléments, et produit des analyses de cycle de vie conformes aux normes ISO 14040/44 et ISO 14067 — sans ressaisie, sans approximation.

Voici ce que cela implique de manière concrète pour vos équipes avec Greenly :

Industrialisation
Passer de quelques études à des milliers d'ACV produits, à une fraction du coût historique.
Conformité
EPD, DPP, PAS 2060, FDES — un seul moteur de calcul pour plusieurs exports réglementaires.
Fournisseurs intégrés
Intégrez le calcul d'ACV dans le quotidien de vos fournisseurs, sans besoin d'expertise de leur part.
Scope 3 opérationnel
Vos ACV produits alimentent votre reporting groupe — ingénierie, achats et finance travaillent enfin depuis les mêmes données.

Nos experts ont réalisé ACV pour une variété de clients tels que Bosch, Forvia, Fnac Darty, Coca-Cola. Nos clients industriels ont ainsi diminué leur recours aux consultants externes et ont fait de la durabilité produit un facteur décisionnel, plutôt qu'un simple engagement déclaré. À titre d'exemple, KFC France a sollicité l'aide de Greenly pour effectuer une Analyse de Cycle de Vie comparative de ses hamburgers Colonel. De même, Lyreco utilise cette même analyse afin de quantifier et minimiser l'impact environnemental de ses produits. 

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Vous souhaitez réaliser l'ACV de votre produit ? Explorer la solution ACV de Greenly et réservez une démo !

Foire aux questions (FAQ) liées à l'ACV

  • Que signifie ACV en anglais ?

    En anglais, l'acronyme ACV signifie “LCA” pour Life Cycle Assessment.

  • Quel est le meilleur logiciel pour réaliser une ACV ?

    Pour trouver les solutions les plus adaptées, référez-vous à notre article lié intitulé « Les 5 meilleures plateformes pour effectuer une ACV ».

Bibliographie

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