Comprendre le jargon d’un responsable RSE : termes usuels et explications

Décryptage du langage d'un responsable RSE. ESG, ISR, ESS : comprendre les termes associés à une stratégie RSE d'entreprise pour mieux l'appliquer.

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6/2/2021 11:34
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Sommaire

ESG, ISR, ESS…, les termes employés par un responsable RSE peuvent paraître complexes et difficiles à appréhender. Geenly vous aide donc à y voir plus clair à propos des notions majeures qui constituent une stratégie RSE. Si vous voulez enfin comprendre le jargon du chargé de mission RSE de votre entreprise, cet article est fait pour vous !

La RSE c'est quoi ?


La RSE : c’est quoi déjà ?

La RSE, ou “responsabilité sociétale des entreprises”, est une politique obligatoire depuis 2001 pour les PME de plus de 500 salariés.

Une démarche RSE correspond donc à un engagement des entreprises à la préoccupation des enjeux sociétaux et environnementaux liés à leur activité économique. Elle se traduit par l’établissement d’une charte articulée autour de 3 axes principaux : 

  • Économique
  • Environnemental 
  • Sociétal

La charte RSE comporte une analyse des gaz à effets de serre (GES) émis par une entreprise ainsi que des objectifs clairement mentionnés pour en réduire l’empreinte carbone (ou la maintenir au plus bas). C’est un véritable engagement pour le développement durable qui concerne, d’un point de vue éthique, toute entreprise en activité. 

Cette convention est généralement mise en place par un responsable RSE employé au sein de l’entreprise. Elle peut également être rédigée de manière indépendante avec l’aide d’outils tels que l’application Greenly, notamment pour les petites structures au nombre d’employés réduit.

Quel est le rôle d’un responsable RSE ?

Le rôle d’un  responsable RSE consiste à  établir  la charte d’engagement de l’entreprise en veillant à l’application d’un certain nombre de critères. Le chef de projet RSE réalise donc un audit afin de mesurer l’impact environnemental et sociétal de l’entreprise. Il cible ainsi les démarches  à entreprendre pour l’améliorer en considérant les résultats obtenus et les volontés d’engagement exprimées par la direction.

Lors de la conception de la convention, il est mené à aborder certaines notions sous forme d’acronymes : ESG, GRI, ODD… Celles-ci sont des indications ou des exigences officielles. Elles aident à rédiger une convention complète pour l’entreprise et à en développer l’image de marque. Un tel engagement est donc fortement conseillé pour les sociétés de moins de 500 salariés, tant sur le plan environnemental qu’économique.

ESG : les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance

Les critères environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance (ESG) des entreprises sont des métriques qui permettent d’évaluer leurs implications en matière de développement durable. 

  • Critère social : il évalue le comportement des entreprises vis-à -vis de ses salariés, partenaires, clients et autres parties prenantes (prévention des accidents, formation, respect du droit du travail, etc.).
  • Critère environnemental : il porte sur l’analyse des actions menées en faveur de l’environnement (gestion des déchets, empreinte carbone, consommation électrique, etc.).
  • Critère de gouvernance : il juge de la manière dont les entreprises sont dirigées d’un point de vue moral et juridique (indépendance du conseil d’administration, répartition homme-femme au sein de l’équipe dirigeante, vérification des comptes, etc.).

Ces critères ESG rendent compte des performances extra-financières des entreprises pour favoriser les investissements responsables. Ils sont donc utiles, d’une part, aux investisseurs pour effectuer des placements éthiques et durables, mais aussi aux entreprises pour les aider à mettre en place leur politique RSE.

DPEF : la déclaration des performances extra-financières

La déclaration des performances extra-financières (DPEF) remplace le rapport RSE depuis 2017, pour toute entreprise soumise à l’obligation d’en fournir un (plus de 500 salariés). Pour les autres organisations, le rapport RSE reste viable. La DPEF répond à 3 enjeux principaux

  • une exigence accrue quant aux politiques et aux actions sociales, sociétales et environnementales des entreprises ; 
  • une clarification et une harmonisation européenne des pratiques RSE ; 
  • une adhésion aux recommandations du G20 pour un cadre international de transparence en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

La communication de la DPEF est obligatoire et fait l’objet d’une publication sur le site internet de l’entreprise concernée.

La déclaration extra-financière

ISR : investissement socialement responsable

L’investissement socialement responsable (label ISR) vise à faire du développement durable le levier d’action des investisseurs. Il prend alors en compte les critères extra-financiers qui s’inscrivent dans la DPEF et l’application des principes ESG. Investir dans un produit d’épargne ISR revient donc à faire preuve de responsabilité environnementale et sociale tout en réalisant un placement sûr avec un meilleur rendement. En effet, une entreprise qui remplit les critères ESG offre de meilleures performances sur le long terme dans la mesure où elle porte une analyse précise de ses actions et de ses risques extra-financiers. 

Aujourd’hui en France, plus de 45 % des investisseurs montrent leur intérêt pour une épargne responsable, ce qui laisse présager un bel avenir à l’ISR. C’est pourquoi les sociétés ont tout intérêt à intégrer des critères ESG à leur politique d’entreprise pour attirer les investisseurs et établir ainsi un cercle économique vertueux.

GRI : Global Reporting Initiative

La Global Reporting Initiative (GRI) est une ONG qui établit des indicateurs pour mesurer les actions prises dans le cadre de la responsabilité sociale des entreprises.Ceux-ci évaluent alors les degrés de performances des entreprises sur le plan économique, environnemental et social. Ces normes constituent alors les exigences et les lignes directrices pour l’établissement des rapports RSE annuels des entreprises. 

Les domaines concernés sont les suivants : 

  • Économie
  • Environnement 
  • Conditions de travail et relations sociales
  • Droits de l’Homme

Les normes GRI se structurent en deux niveaux selon leur importance pour chacun d’entre eux : les indicateurs de base et les indicateurs supplémentaires. Un guide pour la bonne mise en œuvre d’un rapport RSE est d’ailleurs disponible sur le site internet de la GRI.

ESS : l’économie sociale et solidaire

La notion d’économie sociale et solidaire (ESS) constitue le modèle idéal pour établir les principes d’une politique RSE.

L’ESS regroupe toutes les organisations engagées dans une volonté d’entreprendre de manière plus sociale et plus responsable sur le plan environnemental. Ses principes sont les suivants : 

  • avoir une utilité sociale (soutien des personnes en situation fragile, lutte contre les inégalités et l’exclusion, concourir au développement durable…) ; 
  • rechercher un modèle économique viable permettant d'atteindre les objectifs sociaux fixés ; 
  • avoir une gouvernance démocratique.

Adopter une économie sociale et solidaire est une conviction entrepreneuriale et non une obligation. Le cadre dans lequel cette notion s’inscrit reste tout de même une base informative intéressante pour l’établissement d’une politique RSE.

ODD : les objectifs de développement durable

Les objectifs de développement durable sont les objectifs communs fixés par les États membres des Nations-Unis. On compte actuellement 17 ODD établis par l’ONU dont la protection de la nature, l’égalité des droits, la réduction de l’empreinte carbone et l’accompagnement vers l’emploi, entre autres.

Ces défis sociaux et environnementaux mondiaux sont alors de bons indicateurs quant aux mesures à intégrer dans les chartes RSE.

ODD : les objectifs du développement durable


L’Initiative Science based target (SBT)

Les données scientifiques pour lutter contre le réchauffement climatique sont de très bons indicateurs pour les entreprises. L’idée est de fixer ses objectifs de réductions GES en adéquation avec les informations connues de la science climatique. Cette démarche est un véritable engagement qui se définit en 3 étapes : 

  • signature de la lettre d’engagement qui confirme que l’entreprise travaillera à un objectif de réduction des gaz à effet de serre en se fondant sur la science ; 
  • développement d’un SBT sous 24 mois ; 
  • validation de l’objectif.

L’initiative SBT est encadrée par 3 grands acteurs de l’environnement que sont WWF,  World Ressource Institute et CDP. Le but est de limiter le réchauffement climatique en se fixant comme seuil d’évolution 1,5 °C maximum. Cette mesure est la plus concrète en matière de réduction carbone pour les entreprises.

Le bilan GES

Le bilan GES d’une entreprise consiste en l’analyse de ses émissions de gaz à effet de serre, exprimées en CO2e. Celles-ci constituent alors son empreinte carbone et donc son impact sur l’environnement. Réaliser un bilan GES permet de connaître les sources d’émissions les plus importantes et de planifier des alternatives pour les endiguer. Dans le cadre de la responsabilité sociale des entreprises, cet audit est indispensable pour déterminer des objectifs environnementaux.

Scope 1, 2 et 3

Les émissions en GES des activités et de la fabrication de produits d’une entreprise sont catégorisées en fonction de leur importance en 3 niveaux distincts : les scopes.

Scope 1 : les émissions directes

Le scope 1 concerne les émissions liées aux installations fixes et mobiles d’une entreprise. Autrement dit, il s’agit des émissions provenant directement des sources qu’elle exploite pour le fonctionnement de son activité. Le scope 1 se décline en 5 catégories : 

  • les sources fixes de combustion ; 
  • les sources mobiles de combustion à moteur thermique ; 
  • les procédés industriels hors énergie ; 
  • les émissions directes fugitives ; 
  • les émissions issues de la biomasse (sols et forêts).

Scope 2 : les émissions indirectes liées aux consommations énergétiques

Le scope 2 regroupe toutes les émissions indirectes liées à la production d’électricité, de vapeur et de chaleur nécessaire aux activités de l’entreprise. Le scope 2 se décline en 2 catégories : 

  • les émissions liées à la consommation électrique ; 
  • les émissions liées à la consommation de chaleur, de vapeur ou de froid.

Scope 3 : les autres émissions indirectes

Le scope 3 concerne tous les autres postes d’émissions de GES secondaires : 

  • achat de produits et services ; 
  • déchets ; 
  • déplacements professionnels ; 
  • transports de marchandises ; 
  • investissements ; 
  • etc.

Réaliser un bilan GES

La réalisation d’un bilan GES permet donc d’avoir une vue détaillée des émissions en CO2e d’une entreprise. Elle doit être confiée à un professionnel certifié, formé à la méthode développée par l’Association Bilan Carbone. Des outils de pilotage simples et efficaces tels que Greenly existent également pour dresser le Bilan Carbone des entreprises à moindre coût.

Cibler les émissions carbone en établissant un audit GES afin de les réduire au maximum est alors une action favorable à l’environnement qui s’inscrit pleinement dans la stratégie RSE d’une entreprise.

Réaliser son Bilan GES avec Greenly


Les normes ISO

Les normes ISO ont été mises en place par l’organisation internationale de standardisation pour créer des standards de fabrication et de management destinés aux entreprises. Les normes ISO portant sur le management environnemental, la santé, la sécurité, et l’énergie répondent donc aux enjeux d’une démarche RSE.

ISO 26000

La norme ISO 26000 donne les lignes directrices pour être parfaitement responsable sur le plan social et environnemental. Elle constitue le cadre parfait pour l’établissement de la politique RSE d’une entreprise. En effet, les lignes de bonne conduite indiquées par cette norme portent sur les enjeux suivants : 

  • la gouvernance de l'organisation ;
  • les droits de l'homme ;
  • les relations et conditions de travail ; 
  • l'environnement ; 
  • la loyauté des pratiques ; 
  • les questions relatives aux consommateurs ; 
  • les communautés et le développement local.

Chacun de ces enjeux fait l’objet de lignes directrices que les organisations sont invitées à suivre pour être efficaces dans leur engagement.

ISO 14001

La norme ISO 14001 permet d’établir un cadre pour mener un management environnemental performant. Elle repose sur 4 principes qui sont les suivants : 

  • la planification d’objectifs environnementaux en lien avec la politique de l’organisation ; 
  • la programmation d’actions concrètes pour atteindre les objectifs fixés ; 
  • le contrôle de l’impact des actions mises en place ; 
  • l’amélioration du processus établi.

Pour ce faire, l’entreprise doit réaliser un audit complet pour dresser un état des lieux de ses activités et de ses conséquences environnementales. Contrairement à la norme ISO 26000, celle-ci donne lieu à une certification. L’obtenir est donc gage d’une politique RSE réussie et bénéfique pour l’image de l’organisme.

ISO 50001

Également certifiante, ISO 50001 porte sur l’amélioration des performances énergétiques d’une entreprise. Les objectifs principaux de cette norme sont de faire face à la rareté de l’énergie et de réduire les émissions de GES liées à la consommation énergétique. Elle donne donc les lignes directrices pour développer une gestion méthodique de l’énergie. Les principes d’application sont les mêmes que ceux de l’ISO 14001. Selon l’Agence internationale de l'énergie, cette norme pourrait avoir un impact sur 60 % de la demande d’énergie mondiale.

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