10 tendances qui ont marqué les entreprises responsables et la RSE en 2020

Vous voulez savoir quelles ont été les tendances marquantes de la RSE en 2020 ? Cet article est fait pour vous.

RSE 🌱
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2/17/2021 13:51

 Placée sous le signe de l’incertitude, de la remise en question et des tâtonnements, l’année 2020 et la crise sanitaire ont joué le rôle de catalyseur pour de nombreuses entreprises. Plus possible dorénavant de s’accommoder de mesures ou en demi-teinte ! Le confinement et la pression économique ont révélé les failles des entreprises qui s’étaient contentées du stricte minimum en matière de RSE, entre opérations de communication tonitruantes et flirts avec le greenwashing… Dans ce contexte si particulier, comment les entreprises se sont-elles emparées des problématiques RSE, et comment ces dernières ont-elles évolué au fil des derniers mois?

Biomimétisme, stockage carbone et transformation culturelle… On revient sur les 10 tendances qui ont marqué l’année 2020.

10 tendances RSE

Tendance 1 : S’inspirer de la nature

Végétaliser les villes pour les dépolluer et les rafraîchir, utiliser des algues pour produire de l’énergie, et des bactéries pour détruire les déchets plastiques… 

Reproduire des mécanismes observés dans la faune et la flore et utiliser certaines propriétés de la nature pour résoudre nos problèmes, c’est l’idée derrière le biomimétisme. Cette année, ce processus d'innovation et d’ingénierie revient en force sur le devant de la scène, faisant de plus en plus d'adeptes, notamment en ce qui concerne le l'organisation des ressources. A titre d’illustration, Kalundborg au Danemark est citée depuis 2008 comme bon exemple de symbiose industrielle : ici, plusieurs entreprises se sont associées durablement, de sorte que les déchets de l’une sont devenus les matières premières de l’autre… 

Mais le champ d’application du biomimétisme est vaste, il peut même inspirer le management ! 

Tendance 2 : Les managers providentiels sont morts, vive les leaders humbles ! 

Bye bye l’arrogance, bonjour l’humilité ! Dans son ouvrage The Extraordinary Power of Leader Humility (« Le Pouvoir extraordinaire de l’humilité chez les dirigeants ») paru en septembre 2020, l’universitaire américaine Marilyn Gist l’affirme haut et fort : dans la sphère politique ou économique, les dirigeants arrogants sont de vrais dangers. 

Les tendances de la RSE

Une idée à contre-courant des discours adoptés dans la majorité des entreprises depuis le 20ème siècle.

Pour mener son entreprise vers “la réussite”, il faudrait selon les critères à la mode, être autoritaire, sûr de soi, un brin dictateur, presque avoir développé une forte propension à la mégalomanie… . A contrario, l'universitaire souligne dans son ouvrage que des caractéristiques comme l’écoute et l’humilité sont encore associées à la faiblesse, la mollesse, la naïveté, voire la bêtise… 

L’américaine prend la tendance à rebrousse poils et défend l’idée selon laquelle un bon leader prend prioritairement en compte la “dignité” des gens.

Concrètement, cela implique en entreprise de prendre en compte l'avis de tous les collaborateurs (pas seulement du top management!), de les consulter régulièrement dans une optique de co-construction véritable, de verser des salaires équitables, de ne pas laisser passer les comportements toxiques ou encore de ne pas distribuer des avantages disproportionnés aux dirigeants… 

Pour incarner ces contres-modèles salvateurs qu’elle oppose à ceux (bien souvent) made in Silicon Valley, la chercheuse donne la parole à une dizaine de chefs d’entreprise très appréciés par leurs équipes, parmi lesquels Alan Mulally, ancien CEO de Ford Motor Company, ou Jim Sinega, co-fondateur de Costco.

Comme le rappelle le média L’ADN, il n’y a pas qu’Elon Musk et Jeff Bezos dans la vie ! 

Tendance 3 : Se poser (sérieusement cette fois) la question du dernier kilomètre….

Car elle concerne pratiquement toutes les entreprises ! 

Qu’est-ce que le dernier kilomètre ? C’est le dernier trajet qu’un produit effectue avant d’arriver entre les mains du consommateur. Souvent réalisé dans de petits véhicules, il pollue énormément par unité de marchandise transporté. Comment alors le rendre le plus écologique possible ? Un casse-tête à résoudre pour tous les férus de supply-chain.

Tendance 4 : ….et celle du transport maritime

C’est par les océans et à bord de ferries que sont transportées 95% des marchandises mondiales, ce qui représente près de 3% des émissions de CO2 globales. Ce mode de transport pose de graves soucis environnementaux, principalement celui des particules fines, ces particules en suspension dans l’air ambiant, d’un diamètre inférieur à 2,5 microns. Leur multiplication dans l’air, qui provoque de graves risques sanitaires, peut être combattue grâce à l’optimisation des moteurs et des carburants. 

Tendance 5 : La RSE, facteur X de la réputation d'une entreprise

Plusieurs lois et directives obligent dorénavant les grandes entreprises à partager publiquement chaque année leur performance en matière de RSE.

La plus récente de ces lois est la loi Pacte : promulguée en mai 2019, elle a entre autres comme objectif le partage plus juste de la valeur créée par les entreprises, et l’obligation pour ces dernières d’intégrer plus étroitement les enjeux sociaux et environnementaux dans leur stratégie économique. 

S’aligner sur la loi, c’est toutefois se contenter du minimum syndical, et aujourd’hui, face à l’urgence des enjeux climatiques, cela ne suffit pas ! 

En 2020, la plupart des entreprises ont bien compris que la tiédeur ne satisfera plus des consommateurs de plus en plus aguerris et des collaborateurs de plus en exigeants, qui hésitent moins à sacrifier la sécurité de l’emploi au profit d’un fort engagement sociétal. En effet, selon une étude conduite par l’Edhec Business School, près de 46% des étudiants de l’école placent l’existence d’une stratégie RSE en seconde position des critères de choix de leur futur employeur… 

Tendance 6 : Le stockage du carbone, c’est maintenant ! 

Certes, toutes les technologies et procédés de stockage du carbone ne sont pas toujours parfaitement au point.  Les sceptiques ne manquent pas une occasion de le rappeler : à ce jour, les technologies déployées sont si énergivores qu’elles émettent souvent plus de CO2 qu’elles n’en absorbent.

Néanmoins, il ne sera pas possible selon le GIEC d’atteindre les objectifs climatiques sans stocker au moins une partie de nos émissions. Pour cela, pas moyen d’y couper, il va falloir développer des technologies pour améliorer nos procédés. 

Dans l’idée, comment cela marche ? Il s’agit d’isoler puis de capturer (par postcombustion, précombustion ou oxycombustion) le CO2 émis par nos activités. Une fois capturé, ce dernier est transporté (par canalisation, pipeline, véhicule…) en vue de son stockage dans le sous-sol terrestre, notamment par injection dans les fonds océaniques…

Tendance 7 : L’appel de la transformation culturelle 

Avant d’être environnementale et sociale, la fameuse révolution tant attendue se doit d’être... culturelle

C’est en tous cas ce que défend l’entrepreneuse Laura Brown. D’après elle, pour mener à bien une stratégie RSE sérieuse et revenir vers des modèles plus sains et vertueux, il faut “tout reprendre de zéro”, y compris ce que l’on considère comme un acquis. Le plus important : notre manière d’interagir avec autrui, salariés et managers, CEO inclus! 

Elle explique dans L’ADN :

“En France, les entreprises ne jurent que par le mot ‘transformation’. Transformation numérique, sociale, environnementale… Mais avant toute chose, cette transformation doit surtout être culturelle. Déjà parce que nous vivons dans un pays dans lequel différentes cultures se côtoient, qu’il s’agisse de questions générationnelles ou de nationalité. (..) Le principal problème aujourd’hui, c’est que nous sommes englués dans un système qui ne nous permet pas de prendre de recul. Sur le modèle d’une entreprise, mais aussi sur les personnes avec lesquelles nous travaillons au quotidien. Les bugs, les incompréhensions, la perte de sens viennent de là.”  

Pour savoir quelle direction emprunter afin de mettre en place une politique de RSE, il est recommandé de conduire une analyse de matérialité. Cela vise à formaliser la hiérarchie des enjeux d’une stratégie de développement durable, en fonction des priorités de l’entreprise et de ses parties prenantes. 

Tendance 8 : Revoir ses classiques 

On revient sur certains ouvrages devenus incontournables pour bien comprendre comment les entreprises responsables peuvent devenir pérennes lorsque le monde est pensé dans un équilibre entre économie, bien-être social et environnement.

👉Parmi ses livres, La théorie du donut, publiée en 2018 par Kate Raworth. Partant du principe que la façon dont nous pensons et enseignons l'économie depuis le 19ème siècle est périmée, l’autrice revisite les principaux concepts de la discipline en y introduisant les dimensions sociale et environnementale. Grâce à cette vision plus juste et saine de l’économie, Kate Raworth nous propose de nombreuses pistes pour relever les grands défis du 21ème siècle. 

Tendance 9 : Réaliser un bilan carbone

En 2020, le bullshit écoeure jusqu’à la nausée. Alors plutôt que d’essayer de convaincre à coup de démonstrations absurdes et d’argumentaires vaseux, le mieux est encore de faire parler les chiffres. Surtout quand ces derniers sont issus d’une méthode de calcul normée et reconnue à l’international.

C’est ce que propose le bilan carbone, outil de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre (vapeur d'eau, dioxyde de carbone, ozone, méthane…) générées par la fabrication d’un produit ou l’exercice d’une activité. Développé en France en 2002 par l’ADEME, il est obligatoire depuis 2012 pour certaines structures, dont les entreprises de plus de 500 salariés. 

Tendance 10 : La viande, c’est tellement 2019 

Substituts végétaux, viande cultivée en laboratoire, mycoprotéines cultivées sous serres, poudre d’insectes…

Les entreprises s'échinent à innover pour proposer des alternatives nutritives et économiquement accessibles à la consommation de viande, très nocif pour la planète. Et les régimes sans viandes ne cessent de rallier de nouveaux aficionados ! Selon l’institut d’études Xerfi, les produits végétariens et végans vendus dans les grandes et moyennes surfaces (GMS) françaises ont généré en 2018 une hausse de chiffre d’affaire de 24 %. D’après le même institut, la période 2019-2021 devrait connaître une progression annuelle moyenne de 17 % du marché de l’alimentation végétarienne et végane dans les GMS. 

Une tendance qui se reflète aussi dans les cantines d’entreprises : un sondage réalisé par L214 auprès de 400 salariés a révélé que 88 % d’entre eux seraient prêts à manger végétal une fois par semaine ou plus, dont 58 % plusieurs fois par semaine ou tous les jours

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