4 pièges à éviter pour mener une politique RSE efficace

Vous avez décidé de vous lancer dans une stratégie RSE ? Nous vous avons préparé un article pour éviter les écueils et pièges les plus courants.

RSE 🌱
 — 
4
 MinUTES DE LECTURE
 — 
5/15/2021 19:38
Découvrez LA newsletter Greenly
Chaque mois, recevez un condensé d'​infos green pour parler impact et environnement.
Bien reçu !
Oups, il y a un problème...

Sommaire

Monsanto qui présentant le Roundup comme biodégradable, Coca-Cola repeignant ses canettes en vert ou encore H&M qui élabore une collection à consonance vaguement écolo…Ces actions cosmétiques sont aujourd’hui immanquablement décriées par des consommateurs toujours plus aguerris et exigeants. Ne peut plus s'enorgueillir de faire de la RSE qui veut ! S’inscrire dans une démarche durable est néanmoins incontournable pour toutes entreprises, la startup ou grand groupe, désireuses de ne pas aliéner ses consommateurs. Et pour cause : ils sont de plus en plus favorablement influencés par les engagements concrets des marques, depuis le sourcing de matière première, à la compensation carbone en passant par l’inclusion et la transparence. Alors, comment s’assurer que votre politique RSE sera véritablement efficace et reconnue en tant que telle ? 

Revenons ici sur les pièges à éviter pour les entreprises s'interrogeant sur la mise en place d’une politique RSE.

👉 Objectif : ne pas tomber dans la caricature et mettre en place des mesures réellement durables. 

Les pièges à éviter en RSE

Piège 1 : Faire l’impasse sur une politique RSE 

Et oui, tout bêtement ! Cela peut paraître étonnant, toutefois de nombreuses organisations font encore cet erreur, notamment les grands groupes

Majoritairement nées au 20ème siècle, les grandes entreprises et grands groupes se retrouvent pour bien souvent engoncées dans des pratiques managériales et écologiques rigides (parfois mêmes carrément désuètes!), peu évidentes à moduler et aligner sur les attentes des collaborateurs et consommateurs d’aujourd’hui.

Ne pas faire l'impasse sur votre stratégie RSE

De fait, les leviers d’actions de ces entités pourront sembler de prime abord limités par rapport à ceux à disposition de petites structures plus jeunes et agiles. Pourtant, l’instauration d’une politique de RSE chez les grands groupes sera d’autant plus salutaire que son impact sera important, à la hauteur de son périmètre d'intervention, et susceptible d’imprimer à la société un changement plus conséquent. 

Si ce n’est par velléité écologique ou sociale, faire l’impasse sur une politique RSE ne sera jamais un bon calcul. En témoigne l’étude publiée par Oney et OpinionWay décortiquant les comportements des consommateurs de France, Espagne, Portugal et Hongrie. Celle-ci stipule que 90 % des répondants attendent de l'engagement de la part des enseignes. En effet, à l’heure du réchauffement climatique, du minimalisme, de la remise en question et du marché de la seconde main, le consommateur prend non seulement en compte le coût marchand mais également le coût écologique de chacun de ses achats.

Ces résultats sont appuyés par un rapport publié par le Capgemini Research Institute analysant les initiatives de développement durable (DD) des marques et leur impact sur les comportements d’achat et les attentes des consommateurs. Le rapport souligne l’importance croissante du DD comme critère déterminant pour les consommateurs :

79% d’entre eux changent en effet leurs préférences d’achat en fonction de la responsabilité sociale, de l’inclusion ou de l’impact environnemental. En outre, 67% déclarent être davantage attentifs à préserver la rareté des ressources naturelles du fait de la crise du Covid-19 et 65% d’entre eux promettent veiller à l’impact de leur consommation à l’issue de la crise sanitaire.

À ce jour, les préoccupations en matière de DD influencent selon l’étude les comportements d’achat de plus de la moitié de la population : 53% des consommateurs (tous groupes confondus) et 57% des 18-24 ans optent pour des marques moins connues si elles sont plus durables. Plus de la moitié d’entre eux (52%) précisent éprouver un lien émotionnel vis-à-vis des produits ou organisations qu’ils estiment responsables. 

Les pièges à éviter en RSE

Piège 2 : Ne pas communiquer à tous les échelons de l’entreprise

Pour implémenter une politique de RSE efficace, il est important de communiquer avec l’ensemble des acteurs de l’entreprise. A ce titre, le service chargé de développer la RSE a la possibilité de contribuer à attirer et fidéliser les collaborateurs de l’entreprise. En effet, les salariés des entreprises ayant mis en place un service ou une fonction RSE sont plus enclins que les autres à se projeter au long terme au sein de leur entreprise.

Selon l’étude conduite en 2019 par HelloWork, 40% des recruteurs considèrent que les candidats sont plus exigeants qu'auparavant. Et pour près des deux tiers des répondants à l’enquête "Le regard des Français et leur appropriation de la RSE" ,

La politique RSE d’une entreprise est bel et bien un critère clé lorsqu’il s’agit de candidater pour une organisation, surtout chez les plus jeunes. Ces résultats sont aussi corroborés par le baromètre publié en 2019 par Le Medef, qui précise que la RSE est devenue essentielle pour la moitié des salariés, dont la performance et l’engagement croitront en fonction des politiques responsables adoptées.

Piège 3 : Donner dans la RSE pour la beauté du geste 

Faire du greenwashing, soit avancer des arguments écologiques fallacieux pour faire rayonner une marque et l’inscrire aux yeux du public dans une dimension éco responsable, ne fait plus recettes…

En plus d'être facilement identifiable par des consommateurs de plus en plus méfiants, le greenwashing est dénoncé par l’ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité), l’ADEME et l'Assemblée Nationale, qui en 2019 a adopté un amendement interdisant les termes « biodégradable » et « respectueux de l’environnement » sur les emballages.


De même, le RSE-washing ne trompe plus. Alors plutôt que de vanter des mesures creuses (l’usage de produits verts par une entreprise qui ne l'est pas, d'images suggestives, de slogans abusifs ou de jargon écologique etc…), il faut que les entreprises fournissent de manière transparente des données précises, quantifiables et vérifiables sur leur fonctionnement. Pour s’assurer que les actions entreprises sont légitimes, il faut se référer à certaines normes reconnues internationalement : ISO 26000 (développement durable), ISO 14001 (environnement) et le standard SA 8000 (conditions de travail).

💡Astuce Greenly : Pour qu’une entreprise puisse faire valoir son engagement écologique, le plus efficace est encore de se référer à une certification reconnue à l’international, comme le bilan carbone. Dans la même optique, l’obtention de certains labels, comme le Label B-Corp, prouve l'authenticité des actions mises en place. Autre allié des entreprises, la loi Pacte du 22 mai 2019 donne le droit aux entreprises de déclarer une “raison d’être” définissant leur mission au-delà de la simple transaction.

Donner dans la RSE dans la beauté du geste

Piège 4 : Exclure le numérique du champ de la RSE

Il faut garder en tête que le numérique n’est pas une abstraction éthérée, mais que le secteur s’incarne dans un ensemble de structures physiques extrêmement énergivores génèrant d’importantes émissions de gaz à effet de serre (GES)

Le secteur serait en effet à l’origine de 3,7 % des émissions totales de GES, et de 4,2 % de la consommation mondiale d’énergie primaire. En France, le numérique représenterait 2 % du total des émissions de 2019 ! D’après les études menées par l’Insee et le groupe de réflexion The Shift Project, 44 % du bilan carbone du numérique serait imputable à la fabrication des terminaux, des centres informatiques et des réseaux, et 56 % à leur utilisation, depuis l’envoie d’email au visionnage de vidéos. Réduire son empreinte carbone passe donc aussi par l'assainissement de sa flotte mobile et de son usage. Gare à la boulimie digitale en entreprise donc… 

De plus, aligner l’utilisation des technologies sur sa politique de RSE implique de penser soigneusement certaines questions, comme celles de la sécurité des données et du respect de la vie privée des consommateurs, ou encore celles relatives aux outils comme les intelligences artificielles déployées en interne en entreprise. Dans son rapport RSE de 2019, Microsoft établissait par exemple certains principes pour le développement d’une IA saine et responsable : l’équité, l’inclusion, la fiabilité, la transparence, la confidentialité, et la responsabilité. 

En somme, rien que du bon sens, qui semble pourtant parfois faire cruellement défaut… 

🚀 Pour aller plus loin :

Partagez le pour plus d'impact

Des centaines d'entreprises nous font déjà confiance

Que vous soyez un particulier, une startup ou un Grand groupe, nous vous aidons à initier une stratégie qui vous aidera à réduire vos émissions et améliorer votre bilan carbone.

Après cela, tu seras incollable ! 📬

Tout voir