Comparaison bilan carbone avion et voiture : qui est le meilleur élève ?

Impact climatique des transports

Selon l’ADEME, qui a édité un rapport en 2018, les transports, tous modes confondus, sont responsables de 33% de la consommation énergétique finale en France. Ils sont les principaux émetteurs de CO2, et sont responsables de 39% des émissions de gaz à effets de serre (GES).


A vue de nez, le carnet de note du bilan carbone des transports est celui du cancre. Une fois qu’on a dit ça, que faire ? Comment rester un Hexagone ou Globe trotter sans alourdir le bilan carbone de notre planète ? Retenez en tout cas un mantra : plus le nombre de passagers est haut, plus le bilan carbone sera bon.

Impact climatique de la voiture et de l'avion : qui a le plus mauvais bilan carbone ?

Pour établir une comparaison pertinente et analyser correctement le bilan carbone voiture-avion, il faut prendre plusieurs paramètres en compte.

Selon le site Planète Zéro Déchet , en considérant le taux de remplissage, une voiture peut se révéler plus polluante que l’avion, oui, oui !

  • Un avion transportant une centaine de passagers consomme 25 grammes de CO2 par kilomètre et par passager, tandis que la voiture qui transporte un passager consomme 220 grammes de CO2 ;
  • Cependant, ce ratio bascule dès lors que la voiture transporte deux passagers.

En résumé, pour les longs trajets, privilégiez la voiture par rapport à l’avion, au-delà de deux passagers. Retenez aussi qu’en un seul trajet, un avion émet en moyenne 125 fois plus de dioxyde de carbone qu’une voiture.


L’avion enregistre un gros bilan carbone difficile à compenser

Dans le bilan carbone avion-voiture, l’avion cumule le mauvaises notes, avec 2% des émissions de gaz à effets de serre à lui tout seul. Il est le transport qui pollue le plus. En plus d’un bilan carbone déplorable, il est aussi responsable d’un effet réchauffant majeur dans la haute atmosphère. Un avion rejette en plus du CO2 :

  • De l’ozone O3, un gaz à effet de serre ;
  • Des nuages de la haute atmosphère.


S’ajoute à ce résultat une problématique sociale : il existe peu de solutions pour limiter ou compenser les émissions GES de notre voyage en avion. En plus, les grands acteurs de l’aérien sont frileux. Ils sont moins de la moitié à proposer aux voyageurs de compenser l’empreinte carbone de leur trajet. Les compagnies qui invitent leurs clients à cette compensation responsable ajoutent souvent des frais qui permettent d’investir dans des projets environnementaux.

La voiture à essence et son mauvais bilan carbone

Encore majoritairement présente sur les routes, la voiture à essence ne bénéficie pas d’un bon bilan carbone. En étudiant le bilan carbone de l’avion versus la voiture, on relève un point important : un véhicule à essence avec un seul passager pollue plus que l’avion. De façon globale, dans le secteur des transports, la route enregistre plus de 80% des consommations du secteur, tandis que l’aérien est de 15%. Et dans ces 80%, les voitures individuelles à essence représentent plus de 61% des consommations du transport routier.


Pour évaluer le bilan carbone avion versus voiture à essence, comparons les bilans carbone des types de voitures présentes sur le marché. Ainsi, la Fédération Européenne pour le transport et l’environnement estiment que les voitures électriques émettent 63% de CO2 en moins par rapport aux voitures à essence, sur le territoire européen.


Des données qu’il faut nuancer par l’aspect énergivore de la production des véhicules électriques - 30% plus polluante que pour les véhicules thermiques - et par les problématiques de recyclage. Difficile pour le parc électrique de concurrencer avec les 95% de recyclage imposé au parc automobile thermique.


Voyager sans faire trinquer notre planète : il y a des solutions !


Si vous voulez prendre l’avion, soyez un consommateur averti. Une petite moitié de compagnies proposent des moyens pour compenser votre voyage. Ce sont fréquemment des frais reversés à des projets de défense et de protection de l’environnement. Sinon, allez… moins vite ! En optant pour le train ou le bus, vous choisissez de réduire significativement votre empreinte carbone. Il faudra accepter de voyager plus lentement, mais c’est pour la bonne cause.


Un trajet en train présente plusieurs avantages


Il dégage 35 fois moins de CO2 par passager et par kilomètre - en transportant en moyenne 156 passagers - par rapport à un avion comportant lui 88 voyageurs. Un kilomètre en avion est 45 fois plus polluant qu’un kilomètre en TGV, selon l’ADEME, et rejette 1500 fois plus de dioxyde de carbone que les trains. Si avec tous ces chiffres vous n’êtes pas convaincus… Par contre, si vous visez l’empreinte carbone neutre, enfourchez votre vélo ou marchez !

Comment réduire l'empreinte carbone de ses transports?

Améliorer l’impact de sa voiture avec quelques bons plans

Si vous êtes contraint de voyager avec votre voiture à essence, pensez à deux trois petites choses qui ne coûtent rien mais font beaucoup de bien à l’empreinte carbone de Titine :

  • Prévoyez à l’avance votre itinéraire : un détour, c’est de l’essence en plus ;
  • Partez léger ! La surconsommation d’essence peut monter à 5% supplémentaires avec un coffre rempli ou un coffre de toit ;
  • Utilisez votre régulateur de vitesse, roulez moins vite et passez vos vitesses rapidement ;
  • Attention à la pression de vos pneus, à la climatisation ;
  • Entretenez les composants de votre véhicule, utilisez des produits d’entretien verts.


En tout cas, oubliez tout ce que vous avez appris au jeu des Mille Bornes : aujourd’hui, c’est la lenteur qui est gagnante - mais si, rappelez-vous, la carte des 25 kilomètres par heure, qui nous éloignait du but… Aujourd’hui, elle pourrait bien nous aider à remporter le défi du bilan carbone!

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