Réalisation d'un bilan carbone pour une entreprise

Impossible d’y couper : toute entreprise qui se respecte se doit de réaliser un bilan carbone. Objectif numéro 1 : une meilleure compréhension de ses plus importants postes d'émissions de gaz à effet de serre. Objectif numéro 2 : repenser son modèle et lutter plus efficacement contre le réchauffement climatique. Pour cela, l’entreprise devra faire appel à un acteur indépendant qui se chargera de quantifier et agréger la totalité des émissions générées chaque année par l’ensemble des activités de la société. Une fois le calcul réalisé, l’organisation pourra concevoir et implémenter un plan d’action efficace pour réduire son empreinte écologique. 

On vous explique tout ici. 


Pourquoi faire un bilan carbone entreprise ?

Depuis le 12 juillet 2010, la loi portant sur l’Engagement National pour l’Environnement a imposé le principe d’une généralisation des bilans d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces bilans entendent cartographier les émissions de vapeur d’eau (H2O), de gaz carbonique (CO2), de méthane (CH4), de protoxyde d’azote (N2O) et d’ozone (O3) dans le but d’identifier et mobiliser les gisements de réduction des émissions en question. 


Une obligation légale

La loi concerne plusieurs acteurs : les entreprises de plus de 500 salariés (250 dans les DROM), les collectivités territoriales et EPCI de plus de 50 000 habitants ou de plus de 250 agents, les établissements publics de plus de 250 agents et les services de l’Etat. (Les autres sont aussi bien sûr invités à faire un bilan carbone s’ils le désirent!). En outre, depuis novembre 2019, la sanction en cas de non-respect s’élève à 10 000 €, 20 000 en cas de récidive…


Réduire sa dépendance aux énergies fossiles

Évidemment, d’autres raisons que la législation pousse les entreprises à réaliser un bilan carbone.

Tout d’abord, l’avenir de la planète n’est pas (majoritairement!) entre les mains des individus : selon l’ONG Carbon Disclosure Project, 70% des émissions mondiales de carbone proviennent de seulement 100 entreprises. Mauvaise nouvelle? Oui et non. Car si ces dernières sont responsables d’une grande portion des émissions de CO2, elles sont aussi de formidables leviers de changement.

Ensuite, le bilan carbone permet aux entreprises d’évaluer de manière très fine leur dépendance aux énergies fossiles, dont l’importance peut faire encourir de graves risques économiques aux organisations. Au-delà du fait que les cours du baril de pétrole sont très volatils, les stocks de cette denrée ne sont pas inépuisables…


Répondre aux attentes des consommateurs

En outre, la réalisation d’un bilan carbone est dorénavant une étable obligatoire pour toutes les entreprises désireuses de s’accorder sur les nouvelles attentes des consommateurs. D’après une étude dévoilée en novembre 2019 par Budgetbox et Harris Interactive, l’écologie (livraison verte, moins d'emballages…) fait partie des priorités des consommateurs lorsqu’ils effectuent des achats en ligne.  

Enfin, le bilan carbone permet également… la réalisation d’économies ! Et oui : il est plus facile de corriger son modèle pour repenser ses dépenses, en termes de sourcing d’énergie, de matières premières, ou encore de politique de commercialisation ou de distribution, une fois que les postes d’émissions de GES ont été clairement identifiés.

Principes d'un bilan carbone entreprise


Méthode de calcul

Première étape, la méthode de calcul. Il répond à une formule simple : quantité consommée x facteur d'émission = émissions de CO2. La quantité consommée s'exprime dans l'unité du produit (litres d'essence, kilos de soja, cannettes de bières…). Côté facteurs d’émissions, ils expriment la quantité de CO2 émise lors de la consommation d’un produit. 


Identifier les sources d'émissions de GES

Deuxième étape : déterminer quelles émissions doivent être prises en compte dans le calcul. Heureusement pour nous, l’ADEME a fait le travail de dépistage. D’après sa méthode brevetée, il faut comptabiliser différents « scopes » (périmètre en français). Les scopes 1 et 2 concernent les émissions directes, celles émises par les  installations fixes ou mobiles situées à l’intérieur du périmètre organisationnel et des sources détenues ou contrôlées par l’organisme. Le scope 3 concerne les émissions indirectes, celles liées à la production d’électricité, de chaleur ou de vapeur importée pour les activités de l’organisation, ainsi qu’à celles produites par les activités de l’organisation liées à la chaîne de valeur. Le bilan carbone d’une entreprise inclut donc la prise en compte de nombreux paramètres, comme les biogaz des centres d’enfouissements techniques, les fuites de fluides frigorigènes et les biomasses, l’achat de matières premières de services ou d’autres produits, les déplacements des salariés, le transport amont et aval des marchandises, la gestion des déchets générés par les activités de l’organisme, l’utilisation et la fin de vie des produits et services vendus, ou encore la mobilisation des biens et équipements de production…

In fine, qui se charge de cet audit des émissions de GES? Les entreprises peuvent s’adresser à l’ADEME, ou bien à des acteurs indépendants habilités par cette dernière, à l’instar de Greenly, spécialisé dans le bilan carbone des PME


Objectifs du bilan carbone entreprise

On ne le répétera jamais assez : réaliser un bilan carbone n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour diminuer au maximum ses émissions de GES. Objectif : devenir neutre en carbone d’ici 2050, comme prévu par les Accords de Paris. Dans cette perspective, il convient d’établir un plan d’action s'attaquant à tous les pans de l’entreprise. 

Quelques pistes simples à instaurer rapidement pour aider les entreprises à réduire leurs émissions..

Quelles initiatives pour réduire l’impact carbone ?

La première initiative à mettre en place est de repenser les déplacements domicile-travail des collaborateurs. Il faut pour cela privilégier le télétravail et les visio-conférences, ou quand cela n’est pas possible, favoriser les modes de transport moins émetteurs comme les vélos. La seconde, c’est l’adoption au bureau de nouveaux comportements :  par exemple, éteindre son ordinateur lorsqu’on rentre à la maison. Promis, cela ne fera de mal à personne et cela ne prend pas beaucoup de temps… Ensuite, changer de fournisseur d’énergie : Enercoop s’approvisionne par exemple à 97% d’origine renouvelable, Ilek à 100%. Notre quatrième proposition est peut-être un peu contre-intuitive : il s’agit de prendre ses distances avec le numérique. En effet, un rapport du WWF publié en mars 2017 explique que l’empreinte écologique quotidienne d’un salarié au travail devant un ordinateur équivaut à la consommation électrique de 80 ampoules allumées pendant la même durée, soit l’équivalent sur une année de 3 100km de circulation en voiture ou la distance entre Paris et Moscou.

Dernier point : toute entreprise a la capacité de participer au financement de projets de reforestation et d’agroforesterie dans son propre pays ou à l'international… 

Alors, cette fois on se lance ?

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