La marque française d'accessoires de prêt-à-porter CABAÏA fait le point sur les 3 scopes de son bilan GES

40

Employés

France

Siège social

Prêt-à-porter

Secteur

Bastien Valensi
Fondateur de CABAÏA
La marque française d'accessoires de prêt-à-porter CABAÏA fait le point sur les 3 scopes de son bilan GES

Que peux-tu nous dire à propos de CABAÏA  ? 

CABAÏA fait des accessoires colorés pour simplifier le quotidien et donner une dose de bonne humeur à nos clients. On existe depuis plus de cinq ans maintenant, notre création date de 2015 avec un contexte de très forte croissance, notre chiffre d'affaires double tous les ans. 

On est vingt-sept aujourd'hui, on est en train de recruter une dizaine de personnes donc on sera une quarantaine très bientôt. On vend nos produits à travers trois canaux de distribution : nos propres magasins pérennes et des pop-up stores. On a pour le moment deux magasins pérennes et plus de dix points de vente éphémères. On a aussi des revendeurs indépendants et on vend en e-commerce sur notre site. 


Qu’est ce qui a motivé votre engagement environnemental ? 

La RSE est au cœur de notre stratégie, on en parle finalement assez peu car on ne  considère même pas ça comme un avantage concurrentiel à mettre en avant, c’est pour nous un prérequis. Dans le monde d’aujourd’hui, si tu n’as pas de conscience environnementale et RSE, ne crée pas de société, ça ne sert à rien ! Le point de départ apparaissait être le bilan carbone. On ne fait que mesurer nos activités pour s’améliorer, mais si tu n’as pas ce premier audit, tu ne sais pas par où commencer. 

Pourquoi avoir choisi Greenly ?

Pour automatiser l’info, pour aller plus vite. Aujourd’hui, c’est un peu la jungle pour tout ce qui concerne la RSE, c’est très old school, pas hyper précis, long et fastidieux. Greenly permet justement très facilement de faire matcher tes comptes bancaires, de centraliser tous tes achats et de te sortir un bilan carbone fiable rapidement. On ne voulait pas travailler avec un cabinet de conseil qui aurait mis trois mois à éplucher manuellement chacune de nos factures pour un résultat pas forcément fiable.  

Greenly permet justement très facilement de faire matcher tes comptes bancaires, de centraliser tous tes achats et de te sortir un bilan carbone fiable rapidement.

Peux-tu nous dire ce qu’a révélé votre premier bilan carbone ? 

Ce n’est d’abord pas une surprise pour nous, mais la production en amont représente l’immense majorité de notre bilan carbone. 

Ce à quoi on ne s’attendait pas, c’est le si faible impact qu’on peut avoir en tant que personne physique, que collaborateur présent au bureau. On s’est rendu compte que ça représentait moins d’1% de l’empreinte carbone de CABAÏA ! 

Autre étonnement, le fret représente une part plutôt faible de nos émissions. Faire venir nos produits de loin, que ce soit d’Europe ou de Chine, l’impact du transport n’est pas énorme. Là où il y a une vraie différence, c’est sur la fabrication du produit et le fait que le pays est en lui-même peu ou très carboné. Une usine chinoise va ainsi avoir un impact carbone beaucoup plus important qu’une usine française, ce qu’on n’avait pas envisagé. 


Un mot sur l’engagement collaborateur ? 

On a découvert que le plan d’action principal n’est pas à développer sur nos habitudes au quotidien au bureau pour réduire significativement l’empreinte carbone de CABAÏA. En revanche, la sensibilisation de chacun est une chose importante, et les engagements individuels pour baisser ses émissions peuvent devenir une belle victoire à l’échelle de la planète. Avec Greenly, nos collaborateurs reçoivent une newsletter avec des quiz, des informations sur le sujet, c’est la partie éducation de l’accompagnement. 


Pourquoi avoir également réalisé une ACV ? Quelles conclusions en avez-vous tiré ? 

L’un de nos premiers objectifs, c’est d’arriver à vulgariser l’information. CABAÏA ne s’adresse pas du tout à une élite, on essaye de se rendre accessible aussi bien sur notre discours et notre ton que sur nos produits, notre cible est vraiment monsieur et madame tout le monde. Pour parler écologie et RSE, on ne veut pas intellectualiser trop la chose, on part du principe qu’on ne sensibilise pas la planète entière avec des calculs savants, mais en faisant comprendre simplement pourquoi c’est bien de réduire son empreinte carbone. Donc réaliser seulement un bilan carbone et juste exprimer sur le site que CABAÏA a émis 5000 tonnes de CO2 l’année dernière ne parle pas aux gens. On a ainsi voulu aller plus loin et calculer les ACV pour pouvoir montrer à nos clients l’empreinte de chaque produit, et ensuite les traduire avec des comparaisons concrètes, par exemple « ce bonnet a produit X kilos de CO2 , c’est l’équivalent de X allers-retours Paris-province en voiture ». 

 

Quelles sont les actions que vous allez essayer de mettre en place suite à votre bilan carbone ?

Notre problématique, c’est que produire au Portugal double le prix de vente pour le consommateur final, ce qui ne va pas du tout avec l’esprit de CABAÏA. Donc on est en train de lancer un travail complexe pour simplifier les process de production, en rapatrier une partie, essayer de mixer les savoirs-faire sur différents pays.  

Comme on sait maintenant que le transport n’est pas ce qui a le plus d’impact mais que c’est le pays de fabrication en lui-même, une réflexion est aussi à mener pour faire venir les matières premières de pays davantage décarbonés, et ce même s'il y a plus de transports.