Greenly accompagne le lancement de Mēti pour son bilan carbone prospectif et l’ACV de ses produits !

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Employés

France

Siège social

Lunetterie et optique

Secteur

Jérémie Bouaziz
Fondateur de Mēti
Greenly accompagne le lancement de Mēti pour son bilan carbone prospectif et l’ACV de ses produits !

Que peux-tu nous dire à propos de Mēti

Nous sommes une DNVB (Digital Native Vertical Brand) intégrant à la fois les métiers de la lunetterie et ceux de l’optique ! On se positionne dans un environnement monomarque, c'est-à-dire que nos lunettes sont vendues uniquement dans nos propres magasins, et inversement, que nos magasins ne vendent que nos lunettes. On est en plein développement, et la première boutique Mēti va ouvrir ses portes en janvier. Notre objectif est de tisser un réseau national en France puis de nous étendre en Europe. 

« Voir juste » est une idée située au cœur de la stratégie de développement de Mēti. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Cette idée de « voir juste » se décline à tous les niveaux de notre marque. Premièrement, il s’agit simplement de bien voir. On valorise pour cela le savoir-faire de l’opticien dans son approche technique. On a une salle d’instruments de mesure dans nos boutiques, et on propose des tests de vision pour s’assurer que quand tu sors de chez Mēti, tu vois bien. Ça peut sembler basique pour un spécialiste de l’optique, pourtant, c’est extrêmement important pour nous. Il faut savoir que les déficiences visuelles sont un problème majeur de santé publique :  aujourd’hui, 500 millions de personnes n’ont pas accès aux lunettes ! 

C’est là qu’intervient notre second levier d’action, qui est pour nous lié à notre rapport à l’environnement. L'environnement, c’est à la fois la Terre, donc l’importance de réduire notre empreinte carbone, mais aussi l’aspect social. Par exemple, on a mis en place un système de buy one give one, donc quand tu achètes une paire chez nous, tu as une paire qui est donnée pour des gens qui en ont besoin dans des pays en voie de développement. 

Pour rester toujours sur la notion de justesse, nous pratiquons aussi la justesse du prix. Mēti est une marque haut de gamme, mais par rapport à la concurrence, nos produits sont vendus trois fois moins cher pour la même qualité. Pour rendre ça possible, on a réorganisé toute la chaîne industrielle : on produit, on design et on vend nous-même, ce qui fait que la valeur est redistribuée aux clients. On est aussi en mesure de mieux contrôler notre empreinte carbone grâce à cette maîtrise de la chaîne.

Enfin, nous pouvons parler de « voir juste » au niveau du design, on est dans la recherche d’un design très soigné, une recherche constante de nouvelles formes. 

 

Pourquoi avoir choisi Greenly ?

J’ai d’abord simplement cherché sur le web, et en fait, Greenly ressort clairement ! Parmi la palette des possibilités, on se rend compte que l’offre est assez opaque, que c’est peu lisible. Avec Greenly, on a une solution qui décomplexifie les choses dans le monde très complexe du bilan carbone ! Moi, je suis fondamentalement adepte des solutions innovantes et productives, et Greenly, c’est contemporain, c’est moderne, c’est clair et outillé. Ce qui est aussi excellent, c’est que la solution est elle-même vectrice de changement, puisqu’elle implique l’ensemble des équipes. Par ailleurs, l’accroche avec vos propres équipes a été très bonne. Enfin, vous nous avez aussi rendu le bilan carbone accessible financièrement. Sur le marché, les autres solutions étaient trop chères. 

 

Avec Greenly, on a une solution qui décomplexifie les choses dans le monde très complexe du bilan carbone !

Peux-tu nous dire ce qu’a révélé votre premier bilan carbone ? 

Des résultats hyper intéressants ! Il y a trois choses que ça m’inspire. La première, c’est le mot « inattendu ». Quand on a commencé à travailler sur ce sujet, je pensais qu’il faudrait faire un vrai effort sur les matériaux des lunettes et sur le fret. Mais en réalité, les matériaux des lunettes et le fret représentent moins de 10% de notre bilan carbone prévisionnel ! Conclusion, on doit évidemment faire des efforts là-dessus, mais ce ne sont finalement pas les principales sources d’émission. On s’est rendu compte que ce qui pèse vraiment dans notre cas, c’est plutôt le chauffage et la clim, et aussi les choix de chauffage et de transports de nos prestataires. Pour parler en chiffres, la part du chauffage et de la climatisation représentent à peu près ⅓ du résultat, et les choix de nos prestataires un autre tiers.  

Ensuite, ce que je découvre, c’est qu’il y a un côté systémique très fort à prendre en compte. Finalement, mes leviers directs à moi sur mon bilan sont limités, j’ai un levier direct sur environ 30% de mes émissions. Le reste relève en vérité du choix de mes prestataires, ou même du mode de transport de mes clients. Cela ne veut pas dire que je ne peux rien faire pour agir, mais c’est intéressant. 

La dernière chose que nos résultats m’inspirent, c’est que la labellisation est essentielle. Le jour où il y aura des labels accessibles et lisibles partout, ça encouragera les gens à les obtenir car on pourra sélectionner nos prestataires en fonction de ça. Je pense que Greenly participe à ce mouvement-là, vous avez un rôle déterminant à jouer. 


Quelles sont les actions que vous allez essayer de mettre en place suite à votre bilan carbone ?

On est maintenant dans une approche rationnelle grâce à Greenly. Sans votre intervention, on se serait creusé la tête sur les matériaux et le fret, mais on aurait eu un levier sur 5% du bilan. Concrètement, on est en train de s’interroger sur les solutions de chauffage et les technologies de climatisation. On ne l’aurait pas pris en compte sans ce bilan, ce n’était pas lisible pour nous. 

On travaille aussi à d'autres niveaux, notamment sur la qualité et la réparabilité de nos lunettes. Un exemple : aujourd’hui, la plupart des lunettes disponibles ont des branches qui sont ce qu’on appelle shootées dans du plastique, et non pas rivetées. C’est une technique plus simple à mettre en place, mais si la branche casse, il faut changer toute la paire ! Chez Mēti, nous allons utiliser des techniques traditionnelles de rivetage, et nous pourrons réparer en boutique les montures brisées de nos clients.

Troisième chose, nous allons nous engager dans une démarche d’upcycling, en récupérant les vieilles lunettes que nos clients n’utilisent pas pour les réinjecter dans un réseau de vente, avec un partenaire qui emploie des personnes en réinsertion. Nous allons aussi faire un effort sur les matériaux, notamment pour nos étuis. On a trouvé un partenaire qui les fabrique avec des matériaux recyclés (par exemple à partir de vieux filets de pêche) et durables. 

Enfin, nous allons essayer de nous intégrer dans une filière de recyclage de l’acétate, ce qui est encore très rare et peu accessible sur le marché !