Les 425 bombes climatiques à désamorcer d'urgence !

Alors que le réchauffement de la planète va de pis en pis, climatiques n’arrange pas les choses. De quoi s’agit-il ?

Réchauffement climatique 🔥

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minutes de lecture

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10/6/2022

montagnes

Sommaire

« Notre addiction aux énergies fossiles est en train de nous tuer - semble ne pas avoir été entendu après la découverte de 425 « bombes climatiques ».

On ne va pas vous le cacher, nos cheveux se sont dressés sur nos têtes quand nous avons pris connaissance de l’existence de ces infrastructures. Soyons clair : cette découverte menace tout bonnement l’humanité. 

Alors que l’urgence climatique est de mise, ces bombes mettent en exergue des comportements loin d’être vertueux. Pire, tous nos efforts face au réchauffement climatique pourraient être réduits à néant si les 425 « bombes carbone » ne sont pas immédiatement désamorcées. Et ça, c’est inacceptable. 😡

Mais qu’est-ce qu’une « bombe climatique » ? Quels sont les projets concernés ? Greenly ouvre les vannes et vous révèle tout dans cet article - et ce n'est pas joli joli. 😅

💣 Les 425 « bombes climatiques » : définition et état des lieux

Dans le détail, on relève :

  • 195 projets pétroliers et gaziers ;
  • 230 mines de charbon. 

Alors que la Terre est déjà bien mal en point, ces 425 infrastructures - dans le cas où ils sont exploités jusqu’à leur terme - émettraient 646 milliards de tonnes de CO2. Elles doubleraient le plafond d’émissions mondial - c’est-à-dire le budget carbone mondial - à ne pas dépasser pour maintenir le réchauffement climatique à + 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle. 💥

Concrètement, en 2020, 40 % des 195 projets pétroliers et gaziers n’avaient pas commencé leur production - la moitié concerne des projets d’expansion en Arctique. 

À l’inverse, les 60 % déjà en fonctionnement représentaient « 18 années d’émissions aux niveaux actuels ». En 2019, ils étaient à l’origine de 45 % de la production mondiale de pétrole et de gaz et de 25 % de la production mondiale de charbon. 😨

Où se trouvent les bombes carbone ? 👀

  • la Chine (141) ;
  • la Russie (41) ;
  • l’Iran (24) ;
  • les États-Unis (22) ;
  • l’Australie (23) ;
  • le Qatar (13) ;
  • l’Inde (18) ;
  • l’Irak (11) ;
  • le Canada (12) ;
  • l’Arabie saoudite (23,5).

🔎 Qui sont les responsables ?

Les industriels mis en cause 🧐

👉 Autrement dit, ils mènent un véritable « pari contre le climat » puisque « leurs investissements massifs dans la production de nouveaux combustibles fossiles ne seront rentabilisés que si les pays ne parviennent pas à réduire rapidement leurs émissions de carbone ».

Y a-t-il une autre manière plus flagrante de montrer que l’écologie n’est pas leur priorité ? 🤨

Le cas TotalEnergies 🇫🇷

Quelle est la raison du récent scandale qui a touché TotalEnergies ? 🧐

En fait, TotalEnergies - fournisseur et producteur français privé d'électricité et de gaz - est étroitement lié avec les bombes climatiques. 💣

Considérés comme des bombes climatiques, ces deux projets émettent à eux seuls plus de 34 millions de tonnes de CO2 par an - c’est-à-dire six fois les émissions de l’Ouganda. Pire, ils impliquent 400 puits de pétrole, la migration de milliers de personnes et la traversée du bassin du lac Victoria - et par conséquent un risque accru de marée noire. 

En ce sens, ce 25 mai 2022 se tenait une assemblée générale pour financer la construction de l’oléoduc - approuvée avec 89 % de vote favorable. Néanmoins, des militants écologistes ont dénoncé ce vote et 250 ONGs du monde entier ont appelé les banques à ne pas financer le projet. Un appel à l’aide qui n’a pas été écouté… 

Le pire dans tout ça ? 

En novembre 2021, TotalEnergies affirmait au Monde «  s’être engagée, depuis 2015, dans une profonde transformation ». Son objectif ? Être parmi les cinq plus gros producteurs d’énergies renouvelables d’ici 2050 en : 

  • réduisant de 30 % les émissions provenant des ventes de pétrole et de gaz d'ici 2030 ;
  • augmentant la proportion de ses ventes d'énergie renouvelable de 9 % en 2021 à 20 % en 2030.

👉 Le problème ? La société est impliquée dans 24 bombes carbone et figurait en 2020 dans le top 10 des principaux producteurs de sables bitumineux. Un exemple concret - et honteux - de greenwashing, qui ne passe plus en cette période où l’urgence climatique est de mise.

❌ Comment éviter le pire ?

Face à ces conclusions, le 11 mai 2022, Antonio Guterres a été on ne peut plus clair : « Les principaux émetteurs doivent réduire considérablement leurs émissions, dès maintenant. Cela signifie accélérer la fin de notre dépendance aux combustibles fossiles ».

En ce sens, les chercheurs à l’origine de la découverte des bombes climatiques ont établi deux priorités :

  • la mise en place urgence d’un moratoire sur les projets en construction, qui permettrait d’éviter un tiers d’émissions potentielles de CO2 ;
  • la fermeture anticipée des infrastructures existantes. 

Mais plus facile à dire qu’à faire - notamment à cause des industriels guidés par les gros profits. 😒 La preuve, les bénéfices du premier trimestre 2022 de TotalEnergies ont augmenté de 48 %. Pas sûr, qu’ils acceptent d’arrêter leur activité pour le seul bien de l’environnement…

Pourtant, en 2021, l’Agence internationale de l’énergie affirmait que l’atteinte du Net Zero est impossible si de nouveaux gisements de pétrole et de gaz ne cessent de voir le jour. En effet, cette même année, les énergies fossiles étaient à l’origine de 36,3 milliards de tonnes de CO2. 

Face à ces conclusions, une chose est sûre : l’extraction et l’utilisation des énergies fossiles doit s’arrêter sur-le-champ. Faut-il un énième écocide pour enfin agir en faveur de l’environnement ? L’état actuel de la planète n’est-il pas une preuve suffisante ?

Nous n’avons plus le temps de tergiverser. 💬

Supprimer les financements 💸

Reprenons une nouvelle fois les propos d’Antonio Guterres : « Le monde est dans une course contre-la-montre. Il est temps de mettre fin aux subventions aux combustibles fossiles et d'arrêter l'expansion de l'exploration pétrolière et gazière ».

Ne perdons pas espoir. Pour y parvenir, il convient également de stopper les financements publics envers des projets d’énergies fossiles à l’étranger. Un engagement pris par une vingtaine de pays durant la COP26 et par les pays qui composent le G7. Une première victoire, qui permet de réaffirmer l’objectif commun de supprimer toute subvention directe aux énergies fossiles d’ici 2025. 🎉

👀 Quid des financements. 

Selon le 13e rapport Banking on Climate Chaos, entre 2016 et 2021, les banques françaises ont financé les énergies fossiles à hauteur de 131 milliards de dollars. Au total, depuis 2015, les 60 plus grandes banques internationales ont accordé 4 582 milliards de dollars à ce type de projets. 💰

Sortir des énergies fossiles 🪨

C’est simple, les énergies fossiles (charbon, gaz et pétrole) sont incompatibles avec la protection de l’environnement. De son extraction à son utilisation, ce type d’énergie est responsable de 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, dont 60 % rien que pour le pétrole et le gaz.

Bien entendu, se passer de cette énergie ne peut pas se faire du jour au lendemain. Même si la transition énergétique vers la neutralité carbone est très lente, on ne peut qu’être satisfait de la prise en compte de cet enjeu environnemental dans les débats politiques. 

À titre d’exemple, à l’automne 2021 lors de la COP26 qui s’est tenue en Écosse, une vingtaine de pays membres s’est engagée à diminuer son utilisation de charbon pour l’éliminer progressivement. Un engagement historique. 🏆

S’est ensuivi les préconisations du dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) pour garantir un avenir vivable sur Terre. Une sortie rapide des énergies fossiles est le seul moyen de tenir les objectifs climatiques. Ainsi, il convient de réduire de 60 % et de 70 % l’usage du pétrole et du gaz d'ici à 2050 par rapport au niveau de 2019.

Se tourner renouvelables ☀️

À l’opposé des énergies fossiles, les énergies renouvelables sont des alternatives propres, inépuisables, disponibles sur l’ensemble du territoire et qui n’engendrent pas de déchets. Ces énergies sont alimentées par le soleil, la force de l’eau, le vent ou la chaleur de la terre.

Antonio Guterres - encore lui - est catégorique : « sans énergies renouvelables, il n’y a tout simplement pas d’avenir ». Afin d’accélérer la transition vers les énergies durables, il requiert une augmentation des investissements publics et privés pour atteindre 4 000 milliards de dollars par an.

👀 En 2020, les énergies renouvelables ont représenté 22 % de la consommation finale brute énergétique de l’UE. Par ailleurs, le coût de ce type d’énergie a grandement baissé ces dernières années, devenant ainsi plus accessible et moins cher que le charbon et les autres combustibles fossiles. C’est le moment d’agir ! 🙋‍♀️

🌱 Comment compenser les impact environnemental de ces bombes climatiques ?

On ne le répétera jamais assez : chacun d’entre nous à la possibilité d’agir contre le réchauffement climatique. Même si la découverte de ces 425 bombes climatiques nous met de sacrés bâtons dans les roues, il est encore possible de rattraper le désastre. Faites appel à nos experts pour prendre part à la protection de l’environnement. 👋

🚀 Pour aller plus loin :

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